Yann a suivi une belle progression depuis notre rencontre, il y a maintenant presque sept mois de cela. Nous avons connu ensemble une lente ascension vers sa soumission consentie et volontaire.

Il subissait encore les dommages collatéraux de nombreux problèmes de circonstance, de natures administratives et procédurières, qui n’aidaient pas à conserver sa sérénité. Couplé avec une vie professionnelle difficile, la période n’était pas favorable en 2017 pour une rencontre. Nous avons cependant réussi à nous rencontrer, à nous aimer et à prendre soin de l’autre autant que possible.

Il a pourtant réussi à me donner l’une des premières places très vite dans sa vie, je le sentais réellement investi auprès de moi, tendre, aimant et respectueux. Il y a eu étonnamment peu de disputes, ce qui nous a fait dire que nous étions très compatibles. Débuter une relation non pas sur une Lune de miel mais sur le terre-à-terre d’un quotidien difficile soude ou délie à mon avis très rapidement. J’ai tenu bon, même quand cela était dur pour moi. Je l’ai senti au bord de la crise de nerfs certaines semaines sous le poids de la fatigue et des tracas. J’ai vraiment eu très peur pour lui. Il avait des vertiges tant il était fatigué, je craignais de le voir prendre la voiture tous les jours…

Dès les premières semaines, il m’a dit qu’il éprouvait quelque chose de fort pour moi. Nous partagions tellement en terme d’espoirs, de valeurs, de passions et de mode de vie qu’il était impensable pour moi, déjà, de l’abandonner en mauvaise passe. Nous entretenions une vie sexuelle globalement vanille (et plaisante), pimentée de mots et de situations transgressives. Je sentais le vice dans sa tête et il acceptait le mien, il l’aimait même.  Il devait me satisfaire de manière tout à fait conventionnelle et ne devait jamais jouir avant moi. Il a appris à satisfaire ma petite chatte et mon petit cul. En cela il était soumis, dédié à mon plaisir, mon reproducteur et mon objet de plaisir, mais c’était tout.

Ce fut une période intense, difficile et exténuante (psychologiquement pour moi surtout). J’ai subi avec beaucoup de douleurs ses absences pour raisons personnelles et professionnelles. J’ai passé un Noël seule chez mes parents, le premier depuis des années. J’ai beaucoup pleuré durant ces jours à la campagne, loin de tout et de mon amour, dans une période qui m’apparaissait si importante en terme de symbole. J’ai douté, aussi, il faut avouer. Je craignais que, comme le précédent, il ne m’abandonne violemment et que j’aie consenti à ces sacrifices pour rien. Je crois que c’était le moment le plus tendu au cours de ces premiers mois.

Je me souviens avoir également pleuré au tout début quand il m’a dit que finalement le BDSM n’était pas pour lui, que c’était un fantasme et que les femmes qui lui proposaient cette alternative avaient quelque chose de malsain, qu’un schéma comme cela ne présentait pas une alternative viable pour l’avenir qu’il espérait pour nous. En effet il m’aimait sincèrement et ne se sentait pas en phase avec ce système. À l’époque je continuais de voir Fred à côté en tant que soumis. Il me faisait de la compagnie et m’aidait à tempérer le manque. Yann m’y encourageait d’ailleurs et comprenait que j’aie besoin de vivre mes pulsions. Je passais toujours d’agréables moments mais le lien qui nous unissait, toute cette intensité de sentiments et de perversion entre nous me manquaient lorsque j’étais avec Fred. Je compris que ma vie sexuelle de couple me satisfaisait déjà par nos rapports et que le reste n’était qu’une énergie dispersée, énergie qui me manquait d’ailleurs et que j’avais besoin de dévier ailleurs. J’ai perdu l’envie de Fred, non pas parce que je ne l’appréciais plus ou n’appréciais plus nos moments, mais parce que cela m’apparaissait comme de plus en plus contradictoire avec l’engagement que je voulais susciter chez Yann et l’impulsion que je voulais donner à ma vie. Je ne rêvais (et ne rêve) désormais plus que d’un engagement total qui tranche définitivement ma vie d’avant.

Pour la première fois, j’ai imaginé avec sérénité l’idée de me consacrer quelqu’un, de ne pas avoir tout sexuellement sans me sentir déchirée. J’avais déjà tout à côté et je n’étais pas frustrée, la quantité étant largement en phase avec la mienne. Mes pulsions me laissaient du répit d’autant que je savais que jamais je ne serai obligée de culpabiliser pour ce que j’étais ou de me restreindre, que je pourrais toujours me ménager des moments d’incartades. Jouir deux à trois fois par jours me calmait. Yann tenait bien le rythme, pour quelqu’un d’aussi fatigué ! Il a globalement de très bonnes érections et sait se retenir sans être trop long ou précoce. Si je lui autorise la jouissance, il arrive à se caler sur moi et à m’inonder alors que je le supplie de me remplir. C’est délicieux, cette communion du vice.

Dans son premier mail, il me disait vouloir honorer les femmes et que rien n’était aussi beau qu’une femme indépendante et sûre de ses désirs, qui les imposaient à ses partenaires, quels qu’ils soient. Il me faisait état rapidement de ses fantasmes de soumission : honorer la femme, c’était aimer et chérir tout ce qui sortait d’elle, ses glaires, son sang, sa pisse et même sa merde. Rien ne devait faire peur à l’homme amoureux car rien n’était sale. Il acceptait d’être humilié, violenté et frustré si tel était mon désir et s’il s’avérait nécessaire d’utiliser ces moyens pour le rendre malléable. Il semblait donc correspondre parfaitement à mes attentes BDSM (et vanilles).

Il n’avait connu que des femmes assez peu portées sur le sexe, très classiques, et une transsexuelle un peu plus coquine. Toutes étaient plutôt soumises (au sens vanille) et il s’exécutait. J’aimais avec moi sa passivité pleine d’initiatives et son énergie sans être dans la dominance. Je le voyais plus comme un amant, un égal quoique porté par la réalisation de mes désirs, qui comblaient d’une pierre deux coups les siens. C’était bien commode et déjà très bien. Finalement la relation était bien plus équilibrée comme cela.

À son retour en Janvier, il avait réussi à achever certaines histoires de familles. Les autres affaires étaient en suspens, avec une amélioration notable. Il a décompressé. C’est à ce moment que le BDSM a commencé à prendre davantage de place, comme si quelque chose se décoinçait dans sa tête et qu’il arrivait à extérioriser les pulsions qu’il avait muselées. Les mots d’abord. Il s’est mis à me parler de mes fluides, à jouer avec mes règles, à bander en me soufflant qu’il me voulait enceinte. Je m’amusais à le regarder droit dans les yeux tout en pissant devant lui. Fière, belle, sans frein ni barrière. Il a ostensiblement été excité de mes audaces.

La cage est venue pimenter tout cela. Je la lui mettais par jeu, même si elle était trop grande, durant nos sorties. Il gardait néanmoins l’anneau de base qui lui enserrait les couilles. La frustration a permis d’enfoncer des portes ouvertes : il a commencé à se sentir soumis, à se sentir m’appartenir, à devenir une possession et à jouir de la situation.

L’humiliation a été la dernière pierre de notre relation. D’abord via des crachats qui étaient sentis comme des cadeaux plus que comme des humiliations, je lui ai fait part de mon souhait de lui partager ma pisse, de cracher dans sa nourriture. Puis il fallait le déposséder complètement de son sexe, et, avec lui, de son amour propre de mâle. Il était normal qu’il soit frustré des jours entiers, ce qui renforçait sa dévotion, son amour et l’empêchait de ne penser qu’à sa queue. C’était trop facile de me faire l’amour quinze minutes puis de repartir à sa vie d’avant ! Il appréhendait avec plus de complexité et de variété mon plaisir et m’avoua adorer se retenir pour moi, être aux petits soins. Il se rendait compte que sa queue le parasitait et qu’il détestait la manière dont il devenait après avoir joui. Moins soumis.

Il voulait devenir « mon petit mari soumis ». Il n’avait plus envie du droit réciproque d’aller voir ailleurs et aimait l’exclusivité de ma queue. J’ai arrêté de voir Fred et je m’attendais à rester fidèle à mon futur mari, qui me comblait, si telle était sa volonté.

Pour sceller notre nouvel engagement, un collier d’appartenance, fait sur mesure, en acier de la plus haute qualité, a été commandé ainsi qu’une cage parfaitement ajustée. L’anneau de ses couilles forme comme une alliance, il la sent peser au quotidien. J’attends encore une belle bague de fiançailles, qui devrait arriver d’ici l’été, je l’espère.

Le dernier tournant a été franchi début Mars. L’humiliation d’être dépossédé a été suivie d’une prise de conscience sur son ego de mâle, à briser. Il fallait arrêter de vouloir me posséder, il ne pouvait pas être soumis, vouloir le bonheur de sa belle petite femme et la garder égoïstement pour soi. Devenir cocu était devenu une évidence. Lui qui, à notre rencontre, me disait ne pas comprendre l’excitation du cuckolding, s’est mis à me supplier de draguer mes collègues au boulot. Il se réjouissait des regards de désir que j’allumais dans le métro. Il se voyait en retrait, la queue inutile, à voir sa femme rire avec d’autres et poser sa belle main manucurée sur des cuisses inconnues. Il resterait mon petit mari, larbin et cocu, et moi j’aurai toutes libertés, je serai libre, je jouirai bien, ma chatte, mon cul, ma bouche seraient contentés : ses quinze misérables centimètres (« médiocre + ») ne pouvaient totalement combler des trous aussi généreux, aussi avides que les miens. Il se rendit à l’évidence avec un plaisir non dissimulé.

Dimanche soir, pour la première fois, il n’a pas rechigné quand j’ai passé un doigt sur sa rondelle humide pendant qu’il me prenait. Maintenant il m’appartient tout entier, plus aucun pan de sa personne ne me reste inaccessible. Hier soir, pour la première fois de notre relation, je lui ai glissé un doigt dans le cul tout en le branlant. J’étais considérablement excitée, tant que j’ai joui trois fois en hurlant sur l’ensemble de la soirée. Lui m’a prise deux fois sans jouir. La troisième, c’était avec un objet plus gros que sa queue. Je le lui ai longuement rappelé l’humiliation qui consistait à suppléer sa queue d’un bout de silicone.

Il sait qu’en bon cocu il va devoir assister aux coïts de sa femme et de ses amants. Il va voir de belles queues. Frustré et humilié, je vais lui apprendre à devenir encore plus garce qu’il ne l’est. Tout son corps va se sensibiliser. Il est déjà très tactile : la moindre caresse ou effleurement de bouche, un petit coin de langue dans l’oreille le font gémir. J’espère que sa queue en cage va exacerber ses sensations jusqu’à l’entendre couiner et le sentir se frotter à moi comme une petite lesbienne en chaleur.

Pour parachever son dressage de petit mari cocu, attentionné, humble et partageur, il doit finir de se savoir remplaçable. Sexuellement de n’être qu’un outil parmi les possibles, mais un pilier dans ma vie. Mon partenaire, mon mari, mon futur reproducteur. Dans l’idéal, je n’aimerais le laisser jouir dans ma chatte que durant ma fenêtre d’ovulation, puis le remettre en cage pour le rendre plus attentionné. Son humiliation ne rendra sa soumission que plus totale, et mon engagement, j’en suis sûre, restera inchangé. Je ne peux espérer de partenaire plus complet, plus tendre et plus stable pour élever mes futurs enfants.

Bientôt il deviendra, sous mon contrôle, un parfait bisexuel, cocu et fier de l’être.

Tour à tour avec moi il est mâle, puis femelle. Amant et soumis. Mari ou cocu. Amoureux ou Animal. J’aime alterner, me faire surprendre. Ne pas se limiter, jamais, savoir qu’on peut ensemble franchir toutes les barrières et que quoi qu’il arrive, au moindre danger, si l’un pousse trop fort, l’autre est en mesure de tirer à soi pour pouvoir se replier, dans notre cocon encore à construire.

9 thoughts on “Chrysalide”

  1. Très belle histoire, très jolies émotions là dedans…

    Quand vous parlez de « parfait bisexuel, cocu et fier de l’être », est-ce parce qu’il aura des interactions avec les hommes qui vous satisferont?

      1. Quelle chance! J’ai moi même des envies de plus en plus prononcées à ce sujet, j’espère que ma partenaire se trouvera quelqu’un bientôt pour pouvoir lui être utile… 🙂

  2. Quelle description d’une évolution parfaite !
    Les bases d’une relation idyllique sont posées 😉
    Merci encore de nous partager cela

  3. 285ème jour de chasteté sous le merveilleux contrôle total de ma Divine Maîtresse
    Ces derniers jours ont été bien compliqués. l’arrivée du printemps et de ses montés de seves n’agit pas que sur les végétaux mais sur moi aussi et j’ai été très en chaleur et avec une aussi longue abstinence cela fait des ravages. Surtout quand en plus des rêves érotiques très intense et hard viennent troubler mes fin de nuit, au point de me donner la sensation d’éjaculer pendant le rêve. Mon réveil se fait en panique avec cette hantise d’avoir eu cette éjaculation incontrôlée. heureusement, je me suis toujours réveillé à tant et les minutes qui suivent mon éveil sont très compliquées. Mon désir est intense et la frustration est à son maximum et c’est la souffrance et la journée ne fait commencer et mon esprit est envahie de ces délicieuses images de la nuit qui ne me quitte pas jusqu’au moment de repartir au pays des rêves.
    Un soir, après une telle journée j’ai eu comme une alucination de jouissance. J’avais eu la même sensation qu’une éjaculation mais ce n’était que dans ma tête comme une jouissance mentale, c’est très troublant.
    Ma Divine Maîtresse m’a offert une récompense il y a 2 jours et bien sur avec sa perversité, elle y a ajouté un petit zest de supplice pour que ma nuit soit bien pimentée et corsée. Ce qui bien sur fût le cas et le plaisir de passer ma nuit moulée dans ma petite culotte en plastique m’a transporté dans un délicieux envoûtement très troublant aux sensations intenses et rares mais si puissante quand elles se produisent. Après une nuit très agitée et un délicieux réveil la culotte toute trempée ou ce dégage un doux parfum de chienne en chaleur, mes envies de faire des bêtises était très grande et mon désir intense mais il fallait que je reste sage et c’est toute frustrée et en chaleur que je suis allée sous la douche pour me calmer et rester chaste.
    Vu ce qui m’attend en fin d’après-midi ma nuit s’annonce redoutable, surtout que rien qu’a l’idée de me préparer en petite catin, cela m’excite beaucoup…
    Merci Divine Maîtresse pour toutes ces fantastiques récompenses, supplices, émotions;….

  4. Bonjour Mademoiselle Cloé,

    Et bien , comme je vous sens heureuse
    ca fait plaisir de vous lire ainsi
    Vous semblez si radieuse, si lumineuse,…

    Je vous jalouse ( sourire )

    Olivia

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