Haïku en prose, déblatérations nocturnes de la fin de l’été. Dédicace à G. Bataille.

La petite odeur de ton cul est enivrante. Je l’aime âcre, piquante, grinçante, comme une odeur dont on peine à savoir si elle plaît ou si elle dégoûte. Non pas que je sois indécis devant ton cul : il est la friandise de ma nuit. Je devine, par l’entrebâillement des fesses, les strates en relief de ton berlingot central. Mais l’odeur de ton cul sait, par la hardiesse qu’elle a de s’imposer aux narines, repousser toute pudeur en se rattrapant aux limites de l’indécence.

One thought on “La petite odeur de ton cul”

  1. En effet, c’est une joli friandise…
    J’aime ce mot.

    Très beau haïku qui rend un bel hommage à cette partie si sublime du corps féminin.
    MERCI

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