Monsieur n’est pas à proprement parler une sissy. C’est un homme fin, qui a la stature d’une sissy, avec des épaules pas si larges pour un homme, des muscles très denses, des os fins. Il est très maigre, avec de longues jambes, ce qui ferait qu’une fois épilé, il pourrait sans doute faire illusion, de dos, habillé d’une jupe et de talons. Mais Monsieur a des traits durs, un visage anguleux, des tempes fournies d’une barbe uniforme. Je ne sais pas comment il serait possible, sans laser, de rendre sa peau aussi douce que celle d’une femme. Rasé de près, l’illusion n’est pas assez parfaite. Seule une pro du contouring, peut-être, pourrait faire des miracles.

Il n’a jamais éprouvé le moindre fantasme de féminisation, se sentant profondément masculin et très à l’aise avec sa virilité, ce qui explique sans doute sa posture très active au lit et ses envies de pénétration. Il aime beaucoup les femmes transsexuelles ; une queue, en l’état, l’excite. Seul l’aspect masculin du porteur le dégoûte. Les poils, la voix et ce qu’il appelle « le caractère masculin » inhérent au sexe fort.

Nous en étions restés à ce stade jusqu’à ce que l’abstinence ne vienne progressivement le perturber. Mon objectif, en l’obligeant à se retenir et en rationnant nos rapports, était de développer chez lui une certaine sensibilité. Un aspect féminin, si l’on préfère, mais je ne m’attendais pas à autant de résultats ! Je voulais qu’il ressente davantage les choses, et notamment mon plaisir, afin de l’entraîner à devenir enfin un lécheur décent ! Il était obnubilé par sa queue, je devais donc lui apprendre à l’oublier au profit de mon plaisir.

Quinze jours qu’il n’a pas joui. Je le gratifierai donc d’un orgasme ruiné ce week-end car il a été particulièrement sage. Il a su me surprendre à une vitesse stupéfiante.

En ce moment, mon mari me parle davantage de queues. Il vient se lover contre moi dans le lit, et, tout en ronronnant, me dit « j’ai envie d’une queue ». Je sors alors le gros gode arc-en-ciel qui accroché dans la bibliothèque, celui faisant office de cale-livres, et je l’approche de ses lèvres.

Un bel objet, vraiment. Un premier prix mais aussi esthétique qu’imposant en bouche. Sa ventouse et sa conception feront des merveilles. Un must-have pour toutes les femelles dignes de ce nom.

Monsieur se pare d’un sourire gourmand. Il ouvre la bouche et sort sa langue avec une lenteur calculée, faite pour se donner en spectacle. Je l’observe longuement réchauffer le gland mou, l’embrasser comme un objet précieux ou titiller le frein factice du bout de la langue parce que « c’est le meilleur endroit ».

La semaine dernière, je suis parvenue à ensuite glisser le gode à l’entrée de son petit cul. Il a même ondulé du bassin en sentant mes mains s’agripper à ses belles fesses. J’ai pu les malaxer à loisir alors que l’endroit m’était tout bonnement interdit auparavant. Il m’a prié de les caresser longtemps, car il aimait ce contact. De plus, la queue en elle-même, frottée contre sa propre petite bite ridicule, le faisait bander. Je le tenais en simultanée par les couilles, savourant le contact de la peau lisse de ses couilles avec le bout de mes ongles.

J’ai passé un doigt contre sa rondelle suintante d’une mouille collante. Il a gémi, sa queue s’est raidie.

― J’ai envie de porter le plug pour toi.

Je lui ai fait passer ma nuisette de satin. C’est une robe courte de couleur prune, avec des bretelles réglables (l’essentiel quand on a un grosse poitrine mais aussi un mari soumis à travestir) avec une bande de dentelle noire transparente au niveau des tétons. La nuisette est fendue en deux, ce qui permet de libérer le corps. Un petit nœud de satin ferme l’ensemble.

Je m’amusais à caresser Monsieur à travers, remontant lentement le satin sur sa cuisse et pressant, d’un coup de genou pas trop vif, la queue raide contre l’étoffe. Je venais chercher le cou avec ma bouche, ses tétons avec mes doigts pour les lui pincer durement. Il soupirait d’une manière bien plus aiguë lorsque je lui léchais toute la nuque et l’arrière de l’oreille sans compter mon incursion dans son oreille, jusqu’à le faire crier et se débattre.

Il n’a jamais été très bruyant durant l’amour. Bavard, avec ses mots crus, oui, mais il sortait peu de gémissements, surtout pendant qu’il me prenait. La concentration, sans doute… Je devais lui tirer les tétons très forts et lui mordre les épaules pour avoir un peu plus de répondant. Là, nous étions tous deux très excités et très bruyants, comme si nous faisions un concours entre nous ! Je me demande souvent si les voisins du dessus nous entendent et surtout s’ils savent reconnaître lequel est l’homme, laquelle est la femme.

Il est ensuite venu me chevaucher avec la nuisette. Je tenais le gros gode entre mes jambes en calant sa ventouse entre mes cuisses. Yann venait frotter le bout contre ses fesses, ses couilles et sa queue fraîchement épilée du matin.

Il a commencé à parler de lui au féminin, une première historique. Je l’ai donc traitée de salope, en lui demandant si elle voulait prendre le gode en elle et si elle pensait qu’elle aimerait cela. Elle m’a répondu qu’elle adorerait être ma femelle, bientôt, et qu’il était si plaisant de ne plus utiliser sa queue et de lécher sa Maîtresse. Les mots d’oiselles ont plu dans l’allégresse, il y en avait pour tous les goûts. De l’animal, de l’ordurier, de l’insultant, et elle m’accompagnait dans ce jeu sans appréhension.

Nous nous sommes caressées et excitées ainsi longtemps, une bonne heure presque, avant que, l’heure tardive et la semaine faisant, je ne tombe de fatigue. Il est parti s’occuper de ses affaires au bureau avant de me rejoindre plus tard.

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