Je vais consacrer mes prochains articles à l’utilisation de la chasteté comme véritable outil pour améliorer la sexualité dans notre couple. J’ai remarqué que notre vitalité sexuelle était directement corrélée à notre bonheur, en tant que couple, et à notre bonheur en général dans la vie. Ce n’est un secret pour personne que les tracas et les problèmes, les difficultés au travail ou en famille, émoussement la libido. Cependant la réciproque est vraie : avoir une vie sexuelle très épanouie permet de développer l’intimité et l’amour que nous nous portons, ce sentiment de fonctionner en équipe. Cela rejaillit ensuite sur tous les domaines.

En parlant de chasteté, mon but n’est pas de « diriger la sexualité de mon mari » car je n’ai pas réellement envie de prendre en charge sa sexualité. Je n’ai pas envie d’un enfant ou d’un animal que je doive gardienner. Lui faire réciter ses leçons, bien vérifier qu’il respecte sa chasteté, le punir s’il faute m’ennuient. Et puis le priver d’un moyen de me satisfaire si pratique aurait des répercussions sur mon propre plaisir.

Trouver un amant est une tâche ardue. De plus je n’aime pas le sexe avec des inconnus, j’ai de gros besoins et aucunement envie de me farcir des premiers rendez-vous décevants à la pelle après le travail. Les hommes intéressés par une femme déjà mariée ne sont pas les plus reluisants, je préfère passer un moment agréable à jouer aux jeux vidéo ou à lire à la maison. Je suis de nature introvertie.

J’ai la chance d’avoir un mari avec une queue d’une dimension honorable qui se fraye un chemin dans tous les orifices et peut pleinement les contenter sans douleur ni irritation. Un mari qui bande sans jamais faiblir, capable de se retenir en plus. A défaut d’avoir la meilleure érection du monde, je peux certifier que mon mari a la meilleure érection parmi mon référentiel, à savoir la vingtaine d’hommes avec lesquels j’ai couché, ce qui me semble déjà encourageant. Du coup c’est devenu le moyen le plus « facile » de faire l’amour lorsque nous sommes fatigués ou que je manque d’imagination. Je sais que je peux le laisser me prendre pendant que je me touche et que je peux totalement me laisser aller à la jouissance dans ses bras. Je lui indique quel orifice et je choisis notre position. Il lui arrive de faire une suggestion mais pas de répliquer ou de refuser de me satisfaire. Cela tombe bien, il aime énormément cela, du coup il n’a nullement l’impression d’être contraint. En temps normal j’ai la gentillesse de le laisser finir, il se calque donc sur mon rythme. Notre mécanique est très bien huilée.

Un mari très phallique donc… Je sais cependant que la plupart des hommes ne sont pas si performants. Pour rassurer mes lecteurs, cette incroyable qualité ne va pas sans ses désavantages collatéraux :

  • Sensibilité moindre au plaisir de sa partenaire, l’homme étant trop obnubilé par sa queue pour ressentir les nuances et frémissements du corps de l’autre. Ça manque de finesse.
  • En attente constante de faveurs localisées. Actif mais totalement passif concernant les moyens de me faire plaisir différemment ! Manque d’initiatives concernant les caresses, masturbation réciproque et les préliminaires (même si je hais ce mot et ce qu’il sous-entend).
  • Attente d’ordre explicite en matière de sexe oral.
  • Refus d’être pénétré analement.

Bref, même moi j’ai fini par saturer de cette petite queue qui bandait tout le temps et réclamait mon attention. C’est assez paradoxal d’être dans cette situation car j’ai justement été avec des garçons qui adoraient le sexe oral et avaient, pour la plupart, pas ou peu d’intérêt pour la pénétration. Avant mon mari, je pratiquais beaucoup moins la pénétration mais je me faisais très régulièrement lécher.

Pire, implicitement, nous avons glissé dans un cercle vicieux. Il était de plus en plus excité et devenait, de ce fait, de plus en plus actif, prenant implicitement pour acquis ma grande disponibilité sexuelle. Puisque j’avais été enthousiaste, le matin, la veille au soir, la veille au matin, l’avant-veille, et qu’il avait pu jouir, alors pourquoi cette fois-ci ce serait différent ? Dès qu’il était excité, il précipitait donc tout pour arriver rapidement au coït. Exit donc l’impératif de me donner envie de lui, comme s’il s’agissait d’un présupposé évident. Le plaisir que je retirais sensiblement de le toucher lui, de le branler, faisait office de préliminaire. Il ne prenait jamais le parti de me caresser sans que je le lui demande expressément (je n’aime pas demander, ça m’ôte le plaisir), et avec si peu de doigté une fois démarré que je finissais par préférer qu’il me prenne et que je me charge de mon propre clitoris plutôt que de me le faire caresser brutalement jusqu’à ce que je ne le sente plus.

Il est même arrivé que, rechignant à faire l’amour, il m’ait montré sa frustration en continuant, malgré tout, à se frotter et à tenter de rentrer en moi alors même que je lui disais non. Je me suis sentie extrêmement déçue de voir qu’il prenait ce privilège pour un droit. Il fallait faire cesser les caprices ; se résoudre à mettre le petit enfant au coin.

Monsieur n’est pourtant pas du genre macho. C’est un agréable compagnon, doux et calme, extrêmement câlin. Il m’a séduite par les mots et les actes, mais je dirai qu’il a comme défaut d’être trop rationnel. Du coup la sensibilité n’est pas son fort.

Au vu de la fréquence élevée de nos rapports, si nous arrêtons de faire l’amour plus de quarante-huit heures, je sais que quelque chose coince, que nous rencontrons des problèmes extérieurs au couple, ou qu’il y a des tensions internes. Aussi, lorsque je me suis retrouvée une semaine entière sans libido, j’ai rapidement compris que j’avais atteint ma limite de tolérance et qu’insidieusement, quelque chose me froissait.

J’ai compris que j’assimilais son comportement à un excès de masculinité, ce qui me dégoûte chez les hommes. J’ai toujours trouvé les gros barbus, les musclés, les voix graves et les hommes dominants totalement repoussants. Au contraire, j’aimais les femmes et la féminité, ce qui fait de moi, sans doute, une lesbienne ratée un peu plus ouverte sur le genre masculin.

Je voulais retrouver l’homme plus soumis, plus dévoué, que j’avais rencontré il y a maintenant presque trois ans. Je ne crois pas qu’il se soit rendu compte de ce glissement, il avait l’impression de me faire plaisir puisque je jouissais et il donnait toujours autant de plaisir qu’il en recevait. Il faisait toujours attention à mon confort, à mon absence de douleur, au fait que je jouisse en même temps ou davantage que lui… Du coup il a eu du mal à comprendre mon blocage.

J’ai repensé à notre première année en tant que couple. A l’époque, nous ne nous voyions pas tous les soirs puisque nous n’habitions pas ensemble, aussi les retrouvailles étaient beaucoup plus appliquées. Plus perverses, plus longues, plus originales ce qui est normal quand on est un couple BDSM qui se découvre. J’ai donc décidé  de recréer cet état. De reconditionner mon mari au moyen de la chasteté (sans abstinence). De rationner ses éjaculations.

Désormais, lorsque je le laisserai éjaculer, je le gratifierai d’un orgasme ruiné. Pour lui il n’y aura plus d’orgasme, juste un plaisir continu mais diffus qui l’obligera à savourer ce que je daignerai bien lui donner. Si je reprenais les clefs de son plaisir, il ne pourrait plus avoir l’occasion de se servir de moi pour y parvenir. Il fallait qu’il trouve à nouveau dans la frustration un plaisir à part entière. Et je savais qu’en tant que soumis, il y arriverait facilement. Il fallait que je l’aide simplement mais fermement à prendre une bonne habitude.

Je n’avais pas besoin de cage de chasteté pour cela. Je ne trouvai pas de modèle convenable standardisé et je rechignais à payer si cher une cage sur mesure qui serait, sans doute, mal adaptées au port sur le long terme sans pouvoir l’essayer auparavant. Mes soumis n’ont jamais réussis à porter les cages standardisées que je garde nostalgiquement en espérant qu’un jour, cendrillon trouvera le chemin de sa pantoufle.

Concernant les fautes, je n’en ai pas trop peur. Monsieur n’est pas vraiment du genre à se branler (se faire branler, c’est une autre histoire, je crois qu’il passerait des heures à sentir deux doigts titiller lentement son frein). Il n’aime pas non plus regarder des vidéos, il préfère les photos, surtout celles avec des femmes très rondes, matures, ou des femmes avec de jolis talons. Il ne se branle pas au bureau. Par contre il lui arrive de se toucher nonchalamment la nouille pendant que nous regardons un film. Il joue avec son prépuce, il le tire dans tous les sens. Pour l’embêter, quand je veux être méchante, je lui frappe les mains en le traitant de sale bête. Souvent, je mets ma main sur le cornichon farceur et je m’en occupe pendant des quart d’heures entiers, jusqu’à ce qu’il ne réussisse plus à suivre le film. Se retenir devient une souffrance. Ce n’est que lorsque je le sens trembler contre moi et se tendre que j’arrête, avant sa jouissance. Ou que je la lui ruine, au choix.

Avant de me rencontrer, il lui est arrivé de passer de longues périodes sans se branler, juste parce qu’il ne prend pas un plaisir fou à le faire seul. Il parvenait, sans aucune espèce de difficulté, à rester chaste durant ses déplacements, à l’époque, et passait ainsi une dizaine de jours sans se branler. Je savais donc que je pouvais lui faire confiance sur ce point. Au pire, une éjaculation rebelle ne serait pas un bien grand mal : quarante-huit heures de frustration suffisent à le mettre dans l’état mental d’un homme qui ferait tout, tout, absolument tout, pour faire plaisir. A se sentir soumis.

Nous avons démarré nos jeux de chasteté il y a environ un mois. Depuis sa période de chasteté sans abstinence continue et je suis contente de pouvoir affirmer que j’ai désormais un mari transformé, en bonne voie pour devenir le petit mari docile que j’espérais. Parfois je suis sidérée, quand je l’entends parler, fou de désir. J’ai l’impression qu’il s’agit d’un autre homme et que la chasteté lui retourne littéralement la tête !

Il prend désormais un plaisir fou à me lécher, il me le réclame même, chose encore impensable quelques semaines auparavant ! Il est si excité qu’il s’enfouit dans mes cuisses et se frotte contre le lit comme un asticot, gémissant en sentant mes cuisses enserrer son visage et mes pieds lui malaxer le dos. Forcément, de sentir autant d’enthousiasme, ça a tendance à m’exciter… Il a grandement amélioré son jeu de langue (+230% environ). Il ne maîtrise pas encore assez sa langue pour parvenir à me faire jouir sans l’aide de ses doigts (mais très peu d’amants ont réussi jusqu’à présent, j’ai le clitoris extrêmement difficile), mais ça viendra. Bientôt il comprendra enfin quelle pression et quel geste effectuer sur moi. Un grand changement après presque trois ans.

Je parlerai en détail des métamorphoses et de la manière dont nous vivons notre sexualité ces deux derniers mois. J’aimerais désormais tester ses limites en matière d’abstinence sans éjaculation et sans orgasme ruiné. Nous en sommes déjà à treize jours.

One thought on “Un mari chaste est un meilleur mari”

  1. trés bon recit, trés contente de vous relire;;;j’avais cru que votre blog étais mort mais aprés des mois absent, je suis revenue par hassard et je retrouve de nouveux recits…merveilleux…merci..Céline sissy

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