Tout est en place pour la vente aux enchères. La femme est assise sur son siège, dans son salon, confortablement drapée dans sa robe de chambre en soie blanche. Une main ferme s’est posée sur son épaule. En remontant le long d’un bras légèrement musclé, lequel est rattaché à un torse solide, gainé d’une belle chemise de marque, un homme d’environ un bon mètre quatre-vingt domine le spectacle au sol. Deux hommes nus, la peau grêlée de chair de poules, patientent sur le parquet froid. L’un d’eux porte encore un petit tablier en dentelle rose, relique ridicule de leur après-midi de corvées ménagères. Celui de droite se trémousse plus de coutume, et pour preuve : sa Maîtresse lui a interdit de se vider durant son effort. Sa petite vessie lui lance des S.O.S. Il chouinait devant sa Maîtresse, mais son amant, l’homme qui se tient à ses côtés, a eu tôt fait de lui envoyer une bonne gifle. Désormais l’appartement brille.

— Je déclare la vente aux enchères ouverte ! dit solennellement l’homme, un sourire au coin des lèvres.

En bonne commissaire priseuse, la femme hausse un peu son déshabillé qui révèle ses cuisses pleines, blanches, légèrement ombrée d’un duvet blond et bouclé.

— Le lot mis à délibération : une soirée avec moi, à me servir. Celui qui veut rester ce soir à mes côtés, parmi vous deux, sales merdes, devra payer. Et chèrement. Je vous mets en concurrence. La somme de départ est fixée à cinquante euros.

Les soumis trépignent. Ils sont sous cage depuis presque deux semaines et étaient si excités qu’un bout d’ongle, un reste de trognon dévoré par la moisissure ou les vieux dessous maculés de sperme séché de la semaine les ont fait bander douloureusement. Ils seraient prêts à tout pour avoir la chance d’être avec leur Maîtresse une soirée et une formidable nuit de plus, à se faire torturer. Mulot, le petit pisseur, est particulièrement fébrile. Il rêve de sentir, comme au bon vieux temps, les lèvres et la bouche gloutonne de sa Maîtresse s’enrouler autour de son gland. Mais sa queue est inutile. Il bande mou. Désormais elle l’a remplacée pour ce bel homme vanille, très coquin, un brin libertin, très respectueux et courtois qui ressemble à un vrai mec.

Maintenant, c’est Mulot qui le suce, et avec plaisir, sous le regard approbateur de sa chère Maîtresse. Depuis qu’il est relégué au rang de soumis cocu et fier de l’être, sa Maîtresse a passé un véritable collier en acier à son cou. Il est le plus heureux des hommes.

L’idée d’être les pigeons de leur femme rend fou les esclaves. Pour le jeu, la Maîtresse vient leur ouvrir la cage, avec ordre, bien entendu, de toucher à leur oiseau. Ils bandent dès que la cage tombe, en voyant la gorge pleine, les tétons percés de leur Maîtresse descendre lourdement dans le décolleté de son déshabillé. Puis elle se rassoit en riant de ces queues moyennes de français, des queues entre treize et quinze centimètres, qui bandent pour elle.

— Alors petites fiottes, personne n’est de la partie ? Pas toi Mulot, qui aura peut-être le privilège de dormir à mes pieds, en gardant mon gros orteil dans ta bouche ?

— Oh vous savez que j’adorerai. Je postule Maîtresse, cela fait si longtemps que je n’ai pas pu presser votre corps et vos paires de lèvres contre moi. Je ferai tout pour vous.

Le second homme, nouvellement arrivant (on le voit à son collier d’essai en corde tressée noire), rétorque.

— Soixante euros pour moi Maîtresse, je vous veux tellement. Cela fait si longtemps que je n’ai pu jouir. S’il-vous-plaît, enserrez ma pauvre queue de votre paume…

— Ah, j’aime mieux ça mes merdes. Le plus couillu et le plus gros pigeon finit dans mon assiette ce soir.

Elle rit à les voit les queues très hautes, très dures. Un filet de precum irrigue leur gland, lubrification naturelle vaine car aucune chatte ne sera à leur disposition. Maîtresse se tourne vers son amant, le beau barbu, aux cheveux sombres et au torse moelleux de poils. Elle l’embrasse, sa langue vient mouiller de salive ses lèvres avant qu’elle ne l’accueille en elle.

— Évidemment, Thomas dormira avec moi ce soir. Vous le verrez me défoncer et me faire jouir tandis que vous nous préparerez à manger, ferez mes corvées. Le vainqueur léchera ma chatte et mon cul dégoulinant de foutre.

Les hommes gémissent. Mulot et N°2 misent à l’unisson, chacun vingt euros de plus. La Maîtresse accepte pour cent euros. N°2 est en tête. Mulot chouine et mise jusqu’à cent-vingt. Thomas en profite pour regarder les deux hommes en sifflant du bout de la langue. Il se moque des deux pauvres merdes de sa Maîtresse, ces deux merdes qui lui obéissent aussi parfois et aiment sucer sa belle queue. Il lâche un mollard sur N°2 pour l’inciter à miser. Sa queue, déjà redescendue, fait un bon dans l’autre sens. Il lâche cent-cinquante euros.

Mulot est dépité. On arrive au bout de ses possibilités à cause de l’appartement à rembourser. Pour une seule soirée, cela fait trop, mais il en a aussi envie. Il sent la frustration lui battre les tempes tandis qu’il est excité comme une puce. Il se sent si dégradé, si renié par sa Maîtresse. Il a envie qu’elle lui crache au fond de la bouche et, sans le regarder, quitte la pièce en le foulant de ses beaux pieds, telle une déesse impassible. Il chouine qu’il ne peut donner plus. Sa Maîtresse le traite d’incapable et lui dit qu’il n’a qu’à travailler plus, et dans une meilleure boîte. Qu’il n’a qu’à être au niveau. Elle n’atteindra pas même deux-cent euros, le strict minimum pour un restaurant gastronomique à deux entre elle et Thomas. Que si c’est pour si peu, elle va leur prendre leur argent à tous les deux.

— Je peux monter jusqu’à cent soixante-dix, chouine de plus belle Mulot, récoltant au passage une gifle de sa Maîtresse.

— Tu n’auras rien avec ta petite queue de merde en-dessous de deux-cent. Tu ne mérites pas même d’être ma raclure.

Elle crache au sol et le fait éponger avec son T-shirt sale. Puis elle leur montre sa chatte, ils bandent rien qu’à imaginer la lécher. N°2 est coriace.

— Bien sûr, Maîtresse vous méritez le mieux. Je vous donne deux-cent euros, mais par pitié, faites de moi votre merde. J’ai besoin de me sentir utilisé, réduit à néant.

Les pleureurs se roulent sur le sol tel des animaux enfiévrés de désir, la queue si raide qu’ils finiraient par rester coincés sur le ventre, comme si un poteau leur déformait les tripes. Les pieds de la Maîtresse effleure leur cuisse, c’en est trop.

— Montez à deux-cent trente et vous pourrez, au choix, boire ma pisse. Si tu es assez sage, Mulot, je te chierai dans la bouche en me levant, cette nuit, pour aller à la salle de bain.

Mulot a du mal à ne pas se toucher. Il ferait n’importe quoi pour la merde de sa Maîtresse, tellement ça le rend fou d’être dégradé de la sorte. N°2 est déjà emporté par la spirale infernale de l’excitation, d’imaginer son budget grêlé de presque deux-cent euros. Il se voit usé, les poches vides, trouées, la face blême au boulot demain, à ne pas avoir bien dormi sur le sol. Il sent dans sa bouche qu’il n’aura pas lavé de la journée l’odeur d’urine et de foutre mêlé de sa Maîtresse. Il imagine dormir avec ses pieds en bouche, il s’imagine le cul dilaté et pris par la queue raide de sa Maîtresse. Il se voit en levrette, traitée comme une cochonne, et coulant d’excitation par sa petite queue inutile.

Les enchères, par sur-enchères de discours, montent jusqu’à deux cent-cinquante euros. Après quoi, Maîtresse s’ennuie. Elle sait que Mulot a plus de gueule que de pécule, que sa queue lui fait dire n’importe quoi. Il mérite seulement de récolter de gros mollards. Elle le remet en cage et choisit N°2 auquel elle passe fièrement un cockring de cuir surmonté d’un anneau. Elle le tient littéralement par les couilles et l’attache au radiateur à l’aide d’une laisse. Thomas vire Mulot de l’appartement, il se presse contre sa chérie et lui dit qu’il a envie de lui faire l’amour. Il attache d’abord les mains de N°2 pour l’empêcher de se toucher. N°2 ne jouira pas, mais ce qu’il verra, la manière dont il sera humilié, rabaissé, dégradé au statut d’animal valent le détour. Il tremble, il convulse au moindre effleurement de sa queue mais surtout à la moindre insulte de sa Maîtresse. C’est fou ce qu’il aime ça. Il est si excité qu’il ne peut s’empêcher d’éjaculer un petit peu, et de jouir, lorsque sa Maîtresse l’oblige à lui faire un nouveau virement de cinquante euros pour qu’il puisse lécher le bon sperme gras qui dégouline de son trou du cul encore béant d’amour.

2 thoughts on “Vente aux enchères”

  1. humm trés trés excitant, je me verrais bien en N°2, 250 pour lêcher le sperm de votre amant, ca les vaut largement, je suis partant Maitresse!

  2. moi aussi je tremble rien que de lire ce récit et de m’imaginer à la place du Mulot…moi aussi avec une queue qui ne bande pas,moi aussi soumise degradée par mox ex et devenur son ex femme; ..moi aussi degradée par mox ex au point de commencer envisager prendre des hormones pour avoir des vrais seins..;quelle chance le Mulot de être aussi degradé par vous…quel chance pour moi de lire ça…merci mademoiselle Cleo..Céline

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