Monsieur me fait parfois penser à ces statues hindoues ou khmères dont les divinités ont plusieurs têtes, plusieurs faces ou plusieurs membres, comme des frères siamois qu’on n’aurait jamais séparés. Monsieur cloisonne en effet beaucoup les différentes sections de sa vie, ce qui explique qu’il puisse être très masculin en société, surtout au travail, ne pas se laisser marcher sur les pieds, avec cette impression de force tranquille, de stabilité et de calme que j’apprécie beaucoup chez lui. Mais dans l’intimité, même si soumis ne me semble pas le mot, il reste très à l’écoute de moi à chaque occasion et me laisse prendre les devants dès que je le veux. Il me chérit et me protège comme un chevalier servant, c’est plus de cette manière dont je le perçois. Pas de servilité, d’esclavage, mais un puissant respect pour la femme et l’impression que la sienne doit être l’objet de ses priorités. Sa soumission ne s’exprime réellement qu’au lit, où il me laisse volontiers diriger toute sa vie sexuelle, de la masturbation jusqu’à la reproduction. C’est ce cloisonnement, cette justesse dans une soumission sans débordement (pragmatique, même je dirai, pas une soumission d’apparat), qui fait de lui quelqu’un d’équilibré et qui nous permet de garder, tout au long de la journée, un rapport de soumission constant. Il ne se passe pas une journée sans messages coquins, sans jeux de mots, et, rarement de soirs sans faire l’amour une fois, deux fois, trois fois…

Je suis toujours étonnée du spectre toujours plus grand de fantasmes que nous découvrons ensemble et qui révèlent à chaque fois une parcelle de notre personnalité. Parcelle qu’on érige en plein soleil, transitoirement, et qui prend le pas sur les autres, même si notre panthéon reste inchangé. Et nous jonglons, parfois d’une phrase à l’autre, entre nos différentes personae.

Jusqu’à présent, j’avais assez peu expérimenté les jeux d’age playing. J’ai fait un article autrefois sur ce que ces pratiques m’évoquaient. J’aimais l’idée d’une élève sadique ou d’un chef timide avec les femmes mais je rejetai l’image de la maman et de l’enfant, qui me convenait moins.

Cependant, l’âge passant, je m’attendris. Je possède un réel besoin de prendre soin et de materner. C’est le début de mes envies de maternité, avec lui évidemment, qui sans doute m’éveillent et me titillent. L’instinct est quand même très fort, je ne pensais pas être si facilement influençable. J’aurais dû m’en douter, vu que j’accorde une grande liberté à mes pulsions, que je suis sans cesse à l’écoute de mon corps et de mon animalité. Monsieur aimerait vite s’y mettre, si ça ne tenait qu’à lui… En tout cas, il ne rechigne pas aux travaux pratiques et il sera bon aussi sur la théorie.

Nous avons commencé notre itinéraire gastronomique par la vénération de la femme, par la satisfaction régulière, endurante et répétée, de tous ses orifices et parcelles de son corps, avant de passer aux liquides internes. Puis il fallait diriger, frustrer, contrôler l’organe mâle, sceller les couilles et le cou d’un anneau  à même de dépersonnaliser l’humain, pour en faire finalement un utilitaire, un reproducteur, un animal. Mon Monsieur est devenu mon petit chien quémandant des caresses et des privilèges. Puis plus vil, une sale bête, un porc, un cafard, pour se muer, assez intriguant, je dois l’avouer, en petite truie, en cochonne, en salope. Je lui donnais envie de vénérer des queues, et, si possible, pas n’importe lesquelles : celles que j’aurai choisi pour me satisfaire. Le mari devint le cocu humilié. Nous avons continué à objectifier son corps en mesurant sa queue et en en faisant l’objet de railleries quotidiennes. Si petite, si inutile, si ridicule, il était naturel que je la compare à celle d’un enfant. Un homme pas pubère, non seulement dévirilisé mais infantilisé.

J’aime qu’il prenne sa petite voix en public. Il joue volontiers l’ingénu et le garçon fautif, non pas qu’il faille le punir, mais à qui il faut « apprendre la vie ». Je suis chargée de « faire son éducation », puisqu’aucune femme ne voudra sans doute y participer, à cause de « son handicap ». Ou encore, maman soucieuse de son développement, je constate un retard de croissance. Sans prendre garde à sa pudeur, je le montre à d’autres mamans pour le « comparer face aux enfants de son âge ». Le verdict est cependant toujours le même, implacable : trop petite…

Pour espérer mettre toutes les chances de son côté, réussir à « caser mon petit », il faut donc qu’il apprenne comment satisfaire une femme, d’autant qu’il est très timide et même lâche avec celles de son âge. Elles n’arrêtent pas de se moquer, ce qui est une source de préoccupation pour moi. Je me suis rendue à l’évidence : j’ai engendré, non pas un mâle, mais une larve. Je pense qu’il finirait même par aimer les garçons, tant il est passif. Tout ce qu’il reste à faire est de réparer les pots cassés, de lui « apprendre » à satisfaire une femme comme il se doit. Oublier son plaisir pour espérer que l’une d’elle accepte malgré tout de le garder. Et puis sa queue, un jour peut-être… (mais il ne faut pas y compter, je le lui répète bien !)

Après tout, Il n’y a rien de sale à faire plaisir à sa maman !

J’aimerais maintenant faire évoluer nos jeux au port de couches qui l’humilieront encore davantage. D’habitude nous faisons souvent l’amour alors que je suis habillée et lui nu. Quand il rentre chez moi, il se déshabille bien proprement avant de me chercher son collier. Il me relève la robe et me baise durant de longs moments très tendres. Je nettoie sa queue avant et après à l’eau savonneuse, comme un petit garçon. Ce préliminaire suffit généralement à le rendre apte tout de suite, si ce n’est pas déjà fait.

L’idée de garder sa petite queue à l’intérieur d’une couche me plaît, j’aime aussi l’idée de l’obliger à uriner sur lui devant moi. Parfois, je l’emmène déjà aux toilettes en tenant sa nouille. Evidemment, c’est un échec : il bande tellement qu’il ne peut pas uriner grand-chose. Une fessée vigoureuse calme généralement le mauvais garçon (mais pas pour longtemps).

Je constate donc un mouvement paradoxal : chez nous, le progressisme est de régresser, une marche après l’autre sur l’échelle de l’aliénation sexuelle.

6 thoughts on “Vilain garçon”

  1. Encore un partenaire d’exception qui croise Votre route, qui Vous accompagne, qui est transformé, magnifié sous Vos mains. Comment ne pas envier cet homme ! Merci pour ce partage.

  2. Quel texte incroyable une nouvelle fois ! À la fois très olympien dans les aspects généraux, à la limite de l’observation scientifique d’une nouvelle espèce et si cru dans les détails à tel point qu’on aimerait les connaître tous.

  3. magnifique texte;;;j’adore vous suivre et voir votre évolution. Plus que jamais j’attend la suite du port de la couche et l’infantilisation de votre objet , cette humiliation que vous le fait subir,est magnifique;;;le port d’une couche pour faire ses besoins les plus intimes c’est super idée;;;meme son caca?…hate de voir le texte suivant et si possible avec de photos. à vos pieds,céline

  4. Quelle belle exploration que celle des rôle play ! et pourquoi ne pas imaginer tout un cycle ? une renaissance, immergé dans un bain à 37°, une sortie de l’eau en aveugle avec coup de fouet pour le premier cri ? une période l’allaitement, une première reptation, puis marche à 4 pattes… réapprendre les bases de l’autonomie. ce serait l’occasion de créer une nouvelle identité, avec un nouveau prénom. Et pourquoi pas une identité de petite fille puisque cet organe masculin semble être une erreur de la nature ?

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