Rapports anaux : les dix commandements pour réaliser son fantasme

rapports anaux parfaits en dix commandements

Ayant pratiqué les rapports anaux aussi bien avec des hommes qu’avec des femmes et des personnes non-binaires, en tant que donneuse et receveuse, je pense aujourd’hui avoir accumulé assez d’expérience pour donner dix conseils essentiels aux débutants qui souhaitent se lancer.  Aussi, tel Moïse ramenant fièrement les Tables de la loi du Mont Sinaï à son peuple, je vous livre les dix commandements essentiels pour pratiquer la sodomie ou les rapports anaux sans douleur et dans le respect de son partenaire.

1. Que les rapports anaux soient désirés, tu t’assureras

Comme toutes les pratiques sexuelles, la sodomie nécessite d’avoir le consentement explicite de son partenaire. Beaucoup de personnes, notamment des femmes, se forcent à accepter des pratiques dont elles n’ont, en réalité, pas très envie, la faute à un partenaire trop insistant ou culpabilisant.

Assurez-vous donc en premier lieu que votre partenaire, peu importe son genre, soit en accord avec vous et désire réellement, pour lui-même, réaliser ce fantasme. Le désir est d’ailleurs crucial pour le bon déroulement de la sodomie : il permet au receveur de se détendre et facilite la pénétration. Une sodomie réalisée sous contrainte implique la douleur car le receveur sera incapable de se laisser aller et donc de desserrer les muscles des sphincters anaux.

Si des craintes inhérentes à la pratique retiennent votre partenaire, rassurez-le et optez, avec lui, pour une découverte en douceur. Pourquoi ne pas lui proposer de s’amuser sous la douche avec un jouet pour commencer ? Familiarisez-vous avec la zone en pratiquant l’anuslingus réciproquement. Vous avez le droit d’intercaler autant d’étapes que nécessaires avant de réaliser ce fantasme alors autant en profiter.

2. Les bases de l’anal, tu connaîtras

Je vous rassure, pas la peine d’avoir fait polytechnique pour découvrir les rapports anaux. Cependant, trop de débutants ou de personnes pressées se lancent en faisant l’impasse sur les deux ou trois connaissances qui leur permettraient de pratiquer la pénétration anale en toute sécurité. Ainsi, par exemple, sachez que :

  • Le rectum est constitué de deux sphincters à l’intérieur : le sphincter interne et le sphincter externe. Ces derniers sont indépendants et sont responsables de la douleur dans la plupart des cas. Aussi, ce n’est pas parce que le trou du cul est ouvert qu’on peut se permettre de donner un grand coup. Vous courrez le risque de déchirer le sphincter interne.
  • L’anus ne sécrète pas de mouille.
  • L’anus est très sensible à l’extérieur mais peu innervé à l’intérieur. Aussi, une fois la sodomie en cours, votre partenaire ne peut pas ressentir s’il est blessé, déchiré. Faites donc attention même s’il ne souffre pas. La sodomie n’est pas une pratique de bourrin !
  • Les lavements ne sont pas obligatoires et même déconseillés : l’eau irrite la muqueuse et a tendance à se mélanger avec le mucus et les matières fécales présentes tout au fond du colon. Du coup, ce n’est pas hygiénique, bien au contraire. Une personne en bonne santé, qui n’a pas envie d’aller aux toilettes, a généralement le rectum vide et propre.
  • L’intestin n’est pas une surface lisse : le boyau possède des replis. Il est donc possible que de petits fragments de matières fécales soient restés à l’intérieur. Vous êtes prévenus.

L’essentiel a été dit.

3. Bien préparer le terrain avant tes rapports anaux, tu devras

La pratique de la sodomie nécessite, pour le receveur, de bien sentir son corps et d’être à l’écoute de la région de son périnée. Il doit ainsi savoir se détendre, soit en se laissant aller, soit en accompagnant le début de la pénétration en poussant légèrement sur ses sphincters (le même mouvement que nous faisons lorsque nous voulons évacuer les selles).

Evidemment, pour être assez à l’aise et aider les muscles à se détendre, la préparation est essentielle. Des préliminaires suffisants, à même d’augmenter le désir du receveur, aident à lâcher prise. De plus, pour qui n’a pas l’habitude, l’anus peut se montrer réfractaire à demeurer ouvert en cas de stimulation à contre-sens ; l’anus est fait pour retenir et s’ouvrir face à la pression interne, d’autant que nous possédons, en bout de course, deux sphincters en enfilade : le sphincter interne et le sphincter externe.

C’est l’habitude, la détente, l’envie et la pression exercée par le receveur qui permet aux sphincters de s’ouvrir. Lorsque les portes sont ouvertes, le pénis (ou tout autre objet) parvient à passer sans douleur : la douleur arrive lorsque le pénis force les sphincters à s’ouvrir voire les blesse.

4. Le quart d’heure de sécurité, tu respecteras

Contrairement aux films pornos et autres récits fantasmatiques, il faut du temps pour qu’un anus se dilate et se détende. On ne se lance pas dans un rapport anal sans préparation !

Evidemment, certaines natures particulièrement souples ou certains pratiquants ont assez d’expérience pour supporter sans douleur une introduction rapide. J’ai même connu un débutant qui, dès la première fois, est parvenu à accueillir dans son fondement mon poing dans son intégralité ! Cependant, ces cas de figures demeurent des exceptions et non la règle.

Pour un débutant, je préconise ainsi de passer quinze minutes de préliminaires, de jeux et de caresses pour aider l’anus à se détendre et à se dilater. C’est ce que j’appelle « le quart d’heure de sécurité ».

5. Bien lubrifier l’anus, tu devras

Autre erreur fréquente qu’on voit dans les pornos : non, on ne pratique pas la sodomie à sec ou en crachant vite-fait-bien-fait sur la rondelle.

Contrairement au vagin, un anus en bonne santé n’est pas mouillé. La paroi interne, bien que légèrement glaireuse, ne sécrète pas de mucus pour lubrifier naturellement le conduit. Les pénis, quant à eux, ne sécrètent généralement pas assez de precum pour permettre une lubrification idéale. Il faut donc veiller à bien lubrifier la zone avec un lubrifiant adapté : les lubrifiants à l’eau sont conseillés mais ils ont tendance à sécher plus vite que les lubrifiants au silicone.

Selon la sensibilité de chacun, certains lubrifiants peuvent occasionner des brûlures. Ce problème est fréquent. Il faut alors changer de lubrifiant et essayer plusieurs marques voire plusieurs types de lubrifiants. J’ai, à titre personnel, un lubrifiant à l’eau pour la pénétration vaginale et un lubrifiant à l’eau d’une autre marque réservé à la pénétration anale. Ce dernier ne m’occasionne aucune douleur. Cela fait donc plusieurs années que je garde la même marque.

Si vous n’avez pas de lubrifiants ou ne les tolérez pas, n’importe quelle substance à base de graisse fera l’affaire tant qu’elle n’irrite pas les muqueuses. Pensez aux huiles végétales et notamment à la bonne huile d’olive ou au gras de coco dans le placard de votre cuisine ! La vaseline, le beurre, le confit de canard, pourquoi pas, mais bonjour l’odeur. La graisse présente l’avantage de ne pas s’évaporer cependant elle tache facilement les draps.

6. Des jouets adaptés aux rapports anaux, tu utiliseras

Si vous optez pour des jouets pour préparer l’anus ou pour votre rapport, faites bien attention aux objets utilisés. En effet, un jouet mal conçu ou bas de gamme peut occasionner des problèmes comme :

  • Une réaction allergique en cas de contact avec les muqueuses
  • Des blessures si l’objet a des coins acérés ou des aspérités
  • Une aspiration s’il n’est pas assez large à la base.

Pour qu’aucun de ces désagréments ne survienne, je vous conseille d’acheter des jouets spécifiques et de bonne qualité, par exemple en silicone. Il existe des godes à ventouse ou avec une base large, ce qui leur évitera d’être aspirés durant les rapports anaux. Les chapelets ou plugs sont, quant à eux, conçus spécifiquement pour la pénétration anale.

7. Être à l’écoute de ton partenaire pendant, tu t’engageras

Assurez-vous en amont que le dialogue et la confiance sont optimaux avec votre partenaire afin que celui-ci communique sur ses ressentis. Durant le rapport, il est crucial que votre partenaire ose dire s’il se gent gêné, s’il a mal ou, au contraire, s’il désire que vous continuiez.

Le receveur sera plus détendu s’il sait qu’il peut à tout moment interrompre le rapport anal. C’est le gage du succès de cette pratique et d’un plaisir partagé.

8. Ne pas aller trop fort pendant les rapports anaux, tu accepteras

La muqueuse qui tapisse l’intérieur du rectum est extrêmement fine et sensible. Comme je l’ai précédemment expliqué, une fois les sphincters passés sans encombre, le receveur ne ressent presque rien. Il devient donc incapable de savoir s’il est blessé et ne pourra pas ressentir les changements de températures.

L’absence de douleur ne signifie donc pas que votre partenaire est en sécurité. Il vaut mieux commencer doucement et vérifier, en retirant le jouet ou le pénis, qu’il n’y a pas d’écoulement de sang. Les pénétrations et rapports anaux vigoureux qu’on voit dans les films sont dangereux : non seulement ils ne sont que rarement agréables mais ils peuvent occasionner des blessures ou mener au prolapsus. N’y allez donc pas trop fort, surtout si vous êtes débutants.

Il est fréquent de constater que l’anus saigne un peu de l’intérieur. Cela arrive et n’est généralement pas grave. Si votre partenaire a saigné, attendez quelques jours avant le prochain rapport anal. Cependant, sachez que les MST se transmettent par le biais des blessures et des contacts avec les fluides ou les muqueuses. N’oubliez donc pas de vous protéger si vous n’avez pas réalisé de dépistage complet auparavant. Le préservatif sauve des vies !

9. Les limites de l’autre, tu respecteras

Dans l’idéal, il vaut mieux parler avant de ce que vous avez le droit de faire ensemble.

Par exemple, discutez en amont et choisissez si le pénis a le droit d’éjaculer à l’intérieur du rectum. Se retrouver avec le cul dégoulinant de foutre au moment d’un entretien d’embauche peut se révéler difficile à supporter.

Pour éviter ce désagrément, je vais aux toilettes après chaque rapport anal. Je pousse comme si je devais évacuer des selles. Le sperme s’écoule normalement moyennant un joli numéro de trompette. Il ne faut pas être pudique, cela va de soi, mais après avoir bien essuyé l’anus, je suis tranquille et ne souffre pas d’écoulements dérangeants.

10. Ne pas faire l’hypocrite, tu t’abstiendras

Certains veulent le beurre, l’argent du beurre et la crémière mais, comme le dit l’adage : « on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs ».

Si vous voulez pratiquer la sodomie ou les rapports anaux, abandonnez vos peurs hygiénistes, surtout si vous êtes la personne qui pénètre… Il n’y a rien de plus angoissant qu’un partenaire culpabilisant qui souhaite pénétrer mais surtout ne pas se salir les mains.

Dans 98% des cas, si l’individu n’a pas besoin d’aller aux toilettes, son rectum sera vide. Il est en revanche possible que de petites particules d’excréments se retrouvent dans les plis de l’intestin et finissent sur l’objet qui a servi pour la pénétration à la fin du rapport. Parfois, le mucus, les allers-retours et les sécrétions de sperme et de liquide pré-séminal se mélangent et forment de légères coulures maronnées.

Ce n’est pas grave. Allez simplement vous laver au savon. On n’en meurt pas. Le caca, ce n’est pas si sale. Pensez à toutes ces personnes qui changent la couche de leur bébé ou changent leurs grands-parents incontinents.

Si votre moitié vous aime assez pour vous offrir le cadeau de son intimité la plus sacrée, ne faites pas l’hypocrite ou les mijaurées. Ou alors abstenez-vous. Bref : allez au bout de vos idées.

Et pour finir : amusez-vous bien !

Cléomène Muceignet

Derrière ce nom se cache une entrepreneure francilienne mais surtout une femme profondément et amoureusement fétichiste. Cléomène Muceignet explore les rivages des sexualités défendues depuis maintenant une dizaine d'années. Elle écrit également des nouvelles érotiques et pornographique qu'elle diffuse au format ebook.

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