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Le guide ultime de la domination féminine pour dominer son mari

Le guide ultime de la domination féminine pour dominer son mari

Le manuel pratique de la domination féminine : comment dominer son mari au quotidien par Le Repaire des Amazones

Cette séance BDSM particulièrement intense a changé l’horizon de votre couple. Encore submergé par l’émotion, vous avez pris votre soumis contre vous alors. Il frissonnait comme un nourrisson. Doucement, vous avez murmuré : « J’aimerais que ce moment dure toujours, que tu m’appartiennes encore davantage ». Il a hoché la tête en signe de respect et d’accord. Puis, brut, ses désirs secrets ont été énoncés : « Cela fait longtemps que j’y pense. Je rêve secrètement que tu deviennes ma Maîtresse. J’aime t’appartenir toujours plus, je souhaite être ton soumis consentant pour que tu me modèles au quotidien. Je ferais tout ce que je peux pour te rendre heureuse. » Voilà, ça y est, vous êtes prêts à devenir un couple domina et soumis (D/s) et à vous engager sur le chemin de la domination féminine.

Les problématiques de la domination féminine au quotidien

Vous le sentez, vous vibrez à cette idée, un couple hiérarchisé vous conviendrait parfaitement. En effet, vous êtes désormais à l’aise avec cette posture au lit. Le temps passant, votre compagnon évolue dans sa soumission en même temps que vous dans votre rôle de Domina, au point que vous envisagez de vivre le BDSM au quotidien, comme mode de vie.

Après les mots vient le temps des actes. Comment faire pour transformer son couple et renforcer la soumission d’un homme ? J’imagine votre désarroi. Je l’ai connu, lorsque mes relations amoureuses devenaient sérieuses et que je souhaitais vivre le couple D/s (Dominant et soumis) avec mes différents compagnons.

Vous n’avez aucun repère. En effet, autour de vous, personne ne sait ce qu’est vraiment le BDSM. Alors de là à l’envisager hors du lit… Vous avez commencé à vous documenter, à chercher sur internet des idées pratiques, mais vous n’êtes pas encore satisfaite. Ces textes sont à la fois trop obscurs, trop fantasmatiques. Vous avez besoin d’un guide complet fondé sur l’expérience d’une autre femme, et pas le récit d’un fantasme.

Laissez-moi vous rassurer. Vous avez enfin trouvé le bon endroit.

Vers la première partie du Guide de l’apprentie Domina – apprendre à dominer son mari, une initiation à la domination féminine

Un manuel pratique pour guider l’apprentie domina au quotidien avec son mari soumis

Ce guide a été rédigé par une vraie Domina. Je m’appelle Cléomène, je me passionne pour BDSM et de domination féminine. Dans ce manuel, je vous présente des techniques de domination féminine éprouvées, faciles et personnalisables, pour dominer facilement son mari, son époux ou son petit-ami.

Lisez ce guide si vous souhaitez :

  • Prendre l’ascendant sur votre mari, compagnon, époux ou partenaire ;
  • Permettre à votre côté dominant de s’exprimer hors de la chambre à coucher et des rapports sexuels ;
  • Réussir à inclure une routine D/s et la domination féminine au quotidien ;
  • Faire évoluer votre couple ;
  • Renouveler votre imaginaire érotique. Découvrir de nouvelles idées pratiques pour vous amuser au quotidien avec votre soumis.

Sachez cependant qu’il n’y a pas méthode unique : chaque couple doit faire son chemin et évoluer ensemble. Je vous propose à travers ce manuel des astuces et conseils concrets pour vous guider à travers l’aventure du couple femdom (basé sur la domination féminine).

Il est toujours bon d’imiter les autres en piochant dans leurs témoignages des idées concrètes à appliquer pour son couple. Il suffit ensuite de tester, de garder les routines et les pratiques excitantes, puis de rejeter ce qu’on apprécie moins. L’objectif est de créer progressivement sa propre dynamique D/s et de découvrir ce qui convient à son couple.

Viens petit soumis, tu vas prendre goût au couple BDSM et à la domination féminine !

Les prérequis essentiels pour devenir la domina de son mari

Vous connaissez le BDSM et la domination féminine

Derrière le sigle BDSM se cache une sexualité riche et variée. Le BDSM est un acronyme qui fédère plusieurs pratiques et préférences, à savoir :

  • Les jeux de cordes (Bondage)
  • Les jeux d’obéissance (Domination et soumission)
  • Les jeux de douleur infligée (Sadomasochisme)

Je ne détaillerai pas cette partie, car j’ai écrit un article de vulgarisation sur ce que sont (et ne sont pas) le BDSM et le sadomasochisme. Il est toujours intéressant de revoir ses bases.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec la sexualité BDSM, je vous recommande de commencer par lire la première partie de ce manuel intitulé « le guide de l’apprentie Domina ». Cette dernière a vocation à être une initiation douce à la domination féminine. La domination au quotidien démarre par la sexualité du couple, le BDSM dans la chambre à coucher.

Dans le cadre d’une relation dominante soumis au quotidien, le versant domination et soumission est prépondérant. Les autres composantes peuvent être pratiquées selon les goûts de la Maîtresse et du soumis. À titre personnel, je n’ai jamais pratiqué les jeux de cordes (shibari, kinbaku ou bondage). Ni moi ni mon soumis n’y trouvons d’intérêt.

Les pratiques SM vont souvent de pair avec l’établissement du couple D/s. En effet, si le soumis n’est pas masochiste, les jeux de sadomasochisme purs lui seront désagréables. Ils formeront alors de formidables (et réelles) punitions. De quoi dissuader un mari récalcitrant de commettre de nouvelles bêtises ! Nous évoquerons les récompenses et punitions plus tard alors restez concentrés.

Vous appréciez la domination féminine et avez une sexualité BDSM – Le rôle de Domina est fait pour vous !

L’un des prérequis de ce genre de relations est, bien évidemment, d’apprécier la sexualité BDSM. Cependant, même si sexualité en est une composante essentielle du couple hiérarchique, elle n’est pas la seule. Contrairement à ce que les néophytes pensent, le BDSM peut être un mode de vie voire une véritable orientation sexuelle. Il s’agit donc d’une dynamique exigeante qui ne convient pas à tous les pratiquants BDSM.

Être Domina au quotidien n’a rien à voir avec une posture prise durant l’amour ou le sexe. Il s’agit d’un rôle fatiguant, car il faut constamment veiller sur l’autre.

De plus, même si votre partenaire fait preuve de bonne volonté, la soumission n’est pas une mince affaire : votre compagnon soumis connaîtra des moments de faiblesse, se montrera capricieux ou retors. Cependant, la Domina doit se montrer ferme et redresser le tête, et ce, même dans ses mauvais jours !

Aussi, Mesdames, ne culpabilisez pas : vous n’avez pas besoin d’être parfaitement belle, désirable et autoritaire à tout instant pour faire une bonne Maîtresse et une charmante partenaire. Ce dernier point est extrêmement important, quelle que soit votre position dans un éventuel couple.

Le couple BDSM, comme tout couple, doit se construire sur des bases saines. Un mari soumis peut trouver son épanouissement et son bonheur dans la soumission au quotidien, parfois même dans l’esclavage, à condition qu’il soit pris en charge par un partenaire équilibré et bienveillant. C’est la condition sine qua non pour que le couple D/s fonctionne dans le temps.

J’aimerais ici mettre en garde certains soumis qui, ayant du mal à trouver quelqu’un pourrait accepter l’offre d’une Domina peu recommandable. Malheureusement, certaines femmes décident de démarrer la  domination féminine pour de mauvaises raisons.

Pour les gens qui vivent le BDSM au quotidien, il s’agit d’une philosophie et d’un moyen de partager son amour. Malheureusement, il existe des personnes qui cherchent à exploiter les faiblesses et vulnérabilités de leur partenaire dans le but d’acquérir du pouvoir et/ou de l’argent. Ces personnes sont à fuir. Elles ne portent pas en elles les valeurs inhérentes au BDSM : l’ordre, l’intégrité, le souci de l’autre et la bienveillance.

Certains soumis ont également tendance à manipuler leur femme pour qu’elle les domine même si cette dernière n’a pas très envie de le faire. Masoch, celui qui a donné son nom au masochisme, était certes soumis, mais surtout, obligeait sa femme à satisfaire ses penchants fétichistes.

La règle s’applique dans les deux sens : personne ne peut vous contraindre. Lorsqu’il y a souffrance psychologique, le BDSM (voire la relation) doit s’arrêter. Point à la ligne.

La relation domination soumission au quotidien dans le couple femdom

Vivre une relation de domination soumission au quotidien n’est pas donné à tout le monde. En effet, bien peu de personnes sont assez intéressées par le BDSM pour souhaiter le vivre au quotidien, tant du côté de la femme dominante que du côté de l’homme soumis.

Posséder des fantasmes d’esclavage et de mise au fer ne veut pas dire qu’un homme est capable d’être soumis jour après jour à son épouse. Avoir une sexualité tangente avec sa moitié ou aimer profondément la domination féminine n’est ainsi pas toujours suffisant pour faire émerger un couple D/s. Rien n’empêche cependant quelques expérimentations.

Aussi, il existe un spectre immense qui sépare l’homme vanille de l’esclave total : certains couples se contenteront de jeux BDSM ponctuels, d’autres aimeront vivre de courtes périodes de relation de domination féminine et de soumission masculine sur le court terme, d’autres aimeront le BDSM comme style de vie à part entière et, enfin, quelques rares hommes chercheront à vivre un esclavage total. Dans ce cas, ils deviendront dépendants de leur partenaire. On appelle ce style de relations des relations gynarchiques car la femme a le pouvoir. Malheureusement, il est assez rare que ces relations soient des relations amoureuses : la Domina est alors souvent lesbienne et possède une amante féminine en plus d’un ou plusieurs esclaves mâles.

Tout existe, du fantasme le plus gentillet à l’équilibre de couple le plus osé. Ici, mes conseils s’adressent surtout aux couples plutôt novices, mais réellement intéressées par vivre une relation BDSM ponctuelle ou plus suivie.

Je vais vous livrer quelques clefs et astuces qui m’ont été utiles. J’ai testé pas mal de pratiques sexuelles et ai rencontré quelques hommes soumis au cours de ma vie sexuelle et amoureuse. On continue d’apprendre, mais je peux tout de même vous donner mes impressions afin de vous aider à faire mûrir votre projet de couple.

Une méthode progressive pour dominer votre mari au quotidien et intégrer la domination féminin à votre couple

Vous avez démarré les jeux de domination féminine avec votre conjoint. D’abord en douceur, comme indiqué dans le premier volet de mon guide spécial dédié à l’apprentie Domina. Maintenant que ces premières étapes n’ont plus de secret pour vous, vous êtes fin prête à vous lancer et à faire de votre petit mari un soumis au quotidien.

Dans la suite de ce guide érotique, nous allons aborder cinq points. Ils vous aideront à prendre confiance en tant que en domina accomplie et métamorphoser votre mari en soumis obéissant.

  • Étape 1 : Prenez le pouvoir sur la vie sexuelle du couple ;
  • Étape 2 : Rationnez ses orgasmes et faites-lui découvrir le plaisir de la frustration érotique ;
  • Étape 3 : Mettez en place vos premiers rituels pour obliger votre partenaire à obéir au quotidien ;
  • Étape 4 : Mettez en place un système de punitions et récompenses en insistant sur ses faiblesses naturelles, à savoir ses fantasmes et fétichismes. Vous devez le rendre fou de désir ;
  • Étape 5 : Petit à petit, la frustration et votre autorité faisant, votre homme se sentira de plus en plus sous votre contrôle. Il en redemandera. Petit à petit, il s’habituera aux ordres. Votre dynamique de couple évoluera vers un couple D/s femdom !

Je vous rassure : c’est moins compliqué que cela en a l’air !

Les Maîtresses femmes aiment aguicher et frustrer leurs maris parce que la frustration sexuelle devient un plaisir érotique pendant la domination féminine - Le Repaire des Amazones
Tous les prétextes sont bons pour frustrer son soumis

La domina gère la vie sexuelle de son mari – embargo sur l’orgasme masculin dans la domination féminine

Pour parvenir à dresser votre mari soumis au quotidien, il suffit d’appliquer une méthode toute simple qui a fait ses preuves, le B.A.-ba de la domination féminine, à savoir rationner la jouissance masculine. J’en ai déjà un peu parlé dans la première partie du guide.

Les femmes maîtresses choisissent généralement d’être les gardiennes de la sexualité du couple : le soumis ne doit pas se masturber ni jouir sans l’approbation préalable de sa Domina.

Si de nombreuses Maîtresses prônent l’embargo sur l’orgasme masculin, c’est pour une raison bien précise. En effet, lorsqu’un homme est privé d’orgasme sur une longue période, il entre en état de manque ! Cette analogie peut paraître extrême, mais elle est éloquente.

D’une part, l’homme prend conscience que son plaisir dépend littéralement de sa partenaire. Ensuite, d’autre part, sous l’effet du désir, son caractère se modifie. Progressivement, il apprend à être moins centré sur sa petite personne. Il cherchera à vous combler par ses attentions. Pour ne rien gâcher, les côtés positifs de sa personnalité se raffermiront.

J’ai ainsi observé des changements de comportements radicaux chez mes anciens partenaires et notamment chez mon mari actuel lorsque je le prive d’orgasme (et de masturbation) pendant dix jours ou plus. Les premiers jours sont difficiles. Cependant, cela vaut le coup de persévérer : il devient alors plus tendre, câlin, obéissant, sort davantage de sa coquille.

Les premiers résultats arrivent dès 48 à 72 heures après le dernier orgasme et se maintiennent tant que la précieuse semence de Monsieur ne s’est pas écoulée.

Alors, Mesdames, je vous en conjure : apprenez à rationner les éjaculations de Monsieur. Il se pourrait même que vous appréciiez cette sexualité moins phallocentrée.

Pour celles qui, comme moi, apprécient la pénétration, n’hésitez pas à faire appel à des jouets de beau calibre (plus gros que l’appendice qui sert de pénis à Monsieur). Une petite humiliation au passage, cela fait toujours plaisir, pour les amateurs. Restez concentrées, on va parler de ces pratiques qui permettent de pratiquer le sexe vanille malgré la restriction d’orgasme !

Slow sex, tantrisme et plaisir de la Maîtresse

Dans cette partie, je tenais à aborder le sexe tantrique, la méditation sexuelle et le slow sex.

A priori, on imagine que le BDSM se mélange mal avec d’autres courants sexuels ou pratiques plus New Age comme le slow sex ou le tantrisme. Pourtant, j’ai appris avec le temps que la seule limite est celle de mon imagination.

La plupart des femme que j’ai rencontrées craignaient le BDSM, car elles possédaient des a priori. Elles voyaient en effet le BDSM à travers le prisme des livres, articles et films grand public, comme un univers sombre, glauque, parfois violent. Le BDSM n’est que rarement, dans nos représentations, mélangées avec le sexe traditionnel, avec la romance, avec le sexe sacré. Pourtant, comme je l’ai déjà mentionné, chaque couple est libre d’inventer et de réinventer le BDSM.

Si vous les appréciez, ces pratiques et façons de concevoir la sexualité ont donc leur place dans votre couple BDSM. Je vais vous expliquer la manière dont je les intègre, à titre personnel, pour vous montrer concrètement quel est l’intérêt du slow sex et des pratiques apparentées, dans le cadre d’une relation hiérarchisée.

J’aime pratiquer le slow sex et le tantrisme avec mon mari dans les périodes d’abstinence.

J’ai la chance d’avoir un Monsieur qui sait bien se retenir. Il est d’ailleurs capable de se retenir plusieurs fois d’affilée. Avec le temps, j’ai appris à sentir lorsque sa queue se met à trembloter en moi : je détecte alors que la jouissance est proche. Dans ce cas, nous faisons une pause. À moins que Monsieur m’assure que je peux jouir sans crainte… Nous pratiquons donc fréquemment le slow sex.

D’ailleurs, pour les taoïstes, la semence de l’homme ne doit pas s’écouler. Idéalement, l’homme doit apprendre à avoir des orgasmes sans éjaculations, il est invité à se retenir. Les religions asiatiques ont eu quelques bonnes intuitions que je vous invite à essayer et à mêler (ou non) au BDSM.

Ces arrangements me permettent de conserver des rapports sexuels fréquents, épanouissants et de me connecter tendrement et sensuellement avec mon soumis, sans remettre en cause ni sa soumission, ni sa frustration sexuelle. De son côté, il apprend à décorréler son plaisir sexuel de son éjaculation. Nous y gagnons tous les deux.

De la privation de l’orgasme à l’amour de la frustration

Cette manœuvre a un but pratique clair : permettre à votre mari de se libérer progressivement de ses constructions masculines toxiques. Croyez-le ou non : s’il a la fibre soumise, il y a fort à parier que votre compagnon prendra définitivement goût à la frustration consentie. Il pourrait même la préférer à la masturbation en solitaire.

Les débuts seront difficiles si le mari soumis, comme trop d’hommes, a tendance à abuser de la masturbation. Soyez inflexible et apprenez petit à petit à ignorer les larmes de crocodile de votre compagnon.

L’éjaculation n’est pas vitale, tout comme la pénétration. La frustration n’a jamais tué personne. Les hommes (comme les femmes d’ailleurs) n’ont pas besoin de faire l’amour pour vivre. Si aucun dispositif mécanique de type cage de chasteté n’entrave la circulation au niveau du pénis, votre mari ne risque rien. En effet, la bandaison (et notamment l’érection réflexe du matin) suffit à maintenir le pénis en bonne santé. Une érection correcte signifie que les tissus sont bien vascularisés. Faites donc bander votre partenaire sans vergogne, Mesdames !

Au bout de quelques semaines ou mois, il risque simplement d’émettre du sperme dans son sommeil en faisant un rêve un peu trop érotique. Les chances d’en arriver là sont quand même plutôt faibles, surtout si vous démarrez. Vous pouvez aussi bien vous contenter d’un orgasme par semaine ou par quinzaine.

Les rituels servent à renforcer la soumission et à éduquer le soumis

L’adage dit qu’il faut vingt-et-un jours pour apprendre et suivre de nouvelles habitudes. Trois semaines suffisent à habituer le cerveau pour intégrer ces activités ou rituels au quotidien. Mais qu’est-ce qu’un rituel ?

Le mot rituel désigne au départ un rite. Le rite a ceci de particulier qu’il doit être réalisé d’une manière précise. Ainsi, le rite est immuable dans le temps, il ne peut pas être modifié. La vie est faite de petits rituels, plus ou moins flexibles selon les personnes. À titre personnel, j’accorde beaucoup d’importance aux rituels quotidiens. Je déteste le changement et je tiens donc à ce que les rituels que j’apprécie soient respectés à la lettre. J’aime suivre le protocole, veiller à ce que mon partenaire suive nos règles tacites.

Les rituels sont importants pour consolider la soumission de votre compagnon jour après jour. Il s’agit d’un outil puissant à inclure dans une relation hiérarchique. En effet, les rituels permettent très facilement de :

  • Rappeler au mari sa soumission à différents moments de la journée ;
  • L’éduquer à obéir et à respecter les ordres ;
  • Mettre en place des renforcements positifs et négatifs selon la bonne réalisation des rituels.

Les rituels sont faciles à mettre en place au début, ce qui en fait des jeux sympathiques et accessibles pour les Domina débutantes comme les plus chevronnées.

Il n’y a aucune obligation ou aucun rituel précis à respecter, chaque Domina peut imposer ceux qui lui conviennent. Laissez-moi vous donner quelques idées dans le paragraphe suivant.

Exemples de rituels à instaurer dans le cadre d’un couple axé sur la domination féminine

  • Au réveil, le soumis s’occupe d’aller faire le petit déjeuner (ou le café) pendant que Madame se douche ;
  • Le soir, il incombe au soumis de préparer le repas ou de faire de menus travaux de ménage s’il rentre le premier du travail ;
  • Lorsqu’il retrouve sa Maîtresse, le soumis s’agenouille et baise humblement les pieds ou les chaussures de sa Maîtresse ;
  • Le soumis masse délicatement les pieds de sa Dame chaque dimanche matin ;
  • Le soumis mange dans une écuelle, à table, ou par terre, pendant que Madame a droit à une assiette digne de son rang ;
  • Le mari obéissant doit rendre des comptes à sa femme lorsqu’il sort. Il doit toujours rester joignable ;
  • Monsieur doit demander la permission avant d’aller vider sa vessie ou son rectum ;
  • La Maîtresse choisit les vêtements de son soumis au quotidien ;
  • Après être passée aux toilettes, la Dame ordonne à son soumis de la servir. Le soumis doit alors délicatement nettoyer les parties intimes de sa Dame, soit avec du papier, de l’eau ou avec sa bouche.

Je suis sûre, Mesdames, que vous saurez trouver des rituels qui conviennent à vos fantaisies et s’accordent avec vos perversions.

Femmes sexy en rang d'oignon pour illustrer les rituels et l'obéissance qui doit être celle d'un homme aux pieds de sa Dame - Le Repaire des Amazones

Développer une sexualité de couple BDSM basée sur le mental davantage que sur la pénétration par le pénis

L’intérêt du BDSM, c’est qu’il donne davantage de poids au mental et au cerveau pendant l’acte sexuel. Ce sont des postures, des symboles, des mots qui sont érotisés par les deux partenaires. Tous ces éléments instaurent, en filigrane, la dynamique de domination et de subordination au sein du couple.

La frustration sexuelle est un outil idéal pour passer d’une conception purement physique du sexe et de la sexualité à une sexualité plus intellectualisée. Les jeux de frustration érotique et de contrôle de l’orgasme créent une passerelle entre le charnel et le cérébral. Bien des Domina utilisent ensuite cette sensibilité nouvelle pour étoffer la vie sexuelle du couple.

Grâce à la restriction d’orgasme, les hommes voient leur sensibilité s’exacerber. Ils deviennent conscients de détails qu’ils n’auraient pas remarqués avant. Au niveau sensuel, leur corps et leur sensualité s’éveillent. Progressivement, un homme sans jouissance apprend à se concentrer sur le plaisir qu’il donne à sa partenaire et le plaisir qu’il reçoit. Croyez-le ou non, une simple caresse du visage, un baiser dans la nuque ou un effleurement de l’épaule peuvent alors faire trembler de plaisir un compagnon soumis frustré.

À titre d’exemple, je suis parvenue à jouer avec le trou du cul de mon partenaire et même à le travestir, alors que ces pratiques ne l’intéressaient pas auparavant. De lui-même, il a accepté de chevaucher un gode. Il mouillait sur mon ventre. Je ne pensais pas que mon mari, physiquement et mentalement très masculin, était capable de tant d’épanchements ! J’ai adoré cette expérience.

La frustration lui a ainsi permis de se mettre à ma place, dans ma tête, et à comprendre mieux ce que je pouvais ressentir pendant les rapports sexuels.

Que votre corps devienne un sanctuaire, le principe de la domination féminine

Les Maîtresses utilisent une technique sexuelle extrêmement mentale afin d’augmenter leur pouvoir sur leur partenaire. Cette pratique se nomme worshipping. En français, on parle de « dévotion », de « sacralisation » ou d’« adoration ». Avouez que ça claque !

Le worshipping consiste à élever la femme maîtresse au statut de déesse (du moins symboliquement). Pour ce faire, on utilise les tendances fétichistes de l’homme pour l’inciter à se dévouer à sa partenaire. Le corps de la femme Maîtresse devient l’équivalent de celui d’une divinité. Il doit ainsi faire l’objet de soins particuliers et être adoré par l’homme soumis.

Cette pratique est facilement acceptée par les maris soumis lorsqu’ils sont frustrés ou lorsqu’ils se sentent réellement soumis à leur femme. Leur amour et leur envie transparaissent largement pendant leurs moments d’adoration ou de dévotion. Ils ont beaucoup de plaisir en massant, caressant, embrassant ou léchant le corps de leur femme. La Domina peut également ordonner à son soumis de se prosterner devant elle.

Le whorshipping va de pair avec la frustration, mais aussi, plus loin, avec la privation totale d’orgasme.

Pour renforcer la soumission de leur compagnon, certaines Maîtresses interdisent l’accès de leur intimité à leur partenaire soumis. Elles réservent la pratique de la pénétration à des amants jugés plus masculins, viril. L’homme soumis voit rarement, voire jamais, le corps nu de sa compagne.

Là encore, ces préférences sont liées à des choix de couple. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’interdire l’accès à ses parties génitales pendant une brève période. Chacun adapte selon ses envies.

Foot worshipping : l’homme aux pieds de sa Maîtresse

Le worshipping se décline en plusieurs pratiques liées ou non à des parties du corps et à des fétichismes. Je suis cependant obligée de parler du foot worshipping, soit l’adoration des pieds de la dominatrice, tant cette pratique est iconique et fréquente dans le petit monde de la domination féminine.

Nombre d’hommes soumis sont fétichistes des pieds et des chaussures. Parfois, ils sont aussi fétichistes des bas, des collants et, de manière plus générale, des jambes.

Mon mari adore les talons et la courbure de la plante des pieds des femmes. Voir les pieds cambrés d’une femme dans la rue le met dans des états seconds.

Les dominatrices utilisent le fétichisme de leur compagnon pour renforcer leur soumission. J’en fais partie. J’aime promener mes pieds sur le visage de mon compagnon en lui ordonnant de les sentir, de les embrasser et de les lécher. Je n’ai souvent rien besoin de dire. Je lui tends mon pied, il prend ma cheville dans sa main et m’embrasse la plante des pieds à de multiples reprises.

Le fétichisme des pieds est particulièrement prisé au sein des couples femdom, car, en plus d’être agréable pour les deux partenaires, la symbolique de cette pratique est forte. Elle matérialise la hiérarchie entre les partenaires : être aux pieds de quelqu’un signifie littéralement être son obligé.

Cette symbolique renforce le plaisir ressenti par les hommes et par les femmes qui vivent la relation BDSM au quotidien.

Aussi, je vous encourage également à essayer l’adoration des pieds de la Maîtresse.

Le Foot worshipping ou l'adoration des pieds de sa Dame est un classique de le soumission masculine et du femdom en général - Repaire des Amazones
Foot worshipping ou l’adoration des pieds de sa Dame

Mise en place d’un système de punition/récompense

Le meilleur moyen de faire obéir un animal est de mettre en place un système de punitions et de récompenses. C’est ce qu’on appelle communément le renforcement négatif et le renforcement positif.

Sur le même principe, les punitions et les récompenses permettent de conditionner le soumis. Il intègrera ainsi plus rapidement (et de manière pérenne) les règles et limites établies par la Maîtresse.

Lorsque l’homme dépasse les limites imposées, il subit une punition. Il faut cependant que l’homme ne prenne pas plaisir pendant la punition.

Généralement, pour éviter le plaisir à un masochiste, plutôt que de recourir à la fessée et aux pratiques d’impact tels que le fouet ou le martinet, la Maîtresse enlève un privilège à son soumis. Finie la caresse du samedi soir ! La frustration se prolonge jusqu’au quinze du mois. Pas de milking, de chevillage au corps ou de léchage des pieds jusqu’à nouvel ordre ! Vous seule savez ce qui déplaît réellement à votre homme.

Une de mes punitions préférées ? L’orgasme ruiné ! Cette punition aux allures de récompense autorise de subtils jeux à base de « jouiras, jouiras-tu-pas ! » plutôt savoureux. Le concept est enfantin : emmenez un homme au bord de la jouissance puis, alors que la sauce monte, arrêtez brusquement et laissez le flot s’écouler. Monsieur devrait faire la grimace, car il ne sentira absolument aucun plaisir et demeurera frustré. Son sexe, lui, redeviendra mou.

En revanche, si le soumis se comporte bien, la domina lui offre une récompense. Cela peut aller d’un baiser sur les pieds à une caresse en passant par un orgasme. Même un crachat ou un acte humiliant peut être vécu comme une récompense si cela excite le soumis.

Pour aller plus loin dans la domination féminine

Les mois ont passé et vous vous êtes transformés : l’humble débutante est devenue une Maîtresse femme auprès de son compagnon. Pour leur plus grand plaisir, Madame a progressivement pris l’ascendant sur Monsieur. Désormais, elle n’hésite plus à lui donner des ordres et sait jouer de ses charmes pour faire régner l’ordre.

Bien sûr, Madame sait qu’elle est loin de l’image d’Épinal de la Maîtresse. Cependant, elle se sent plus sûre d’elle et sereine dans son couple.

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Pour corser les choses, et parce qu’elle et son partenaire désirent encore progresser, Mademoiselle est en attente de nouveaux conseils : elle rêve de prendre en main la vie de son compagnon. Et si ce dernier devenait un vrai soumis au quotidien bien en dehors de la chambre à coucher ?

Dans cette dernière section, je vous invite à vous pencher sur des pratiques considérées comme plus extrêmes (mais encore assez mainstream dans le monde BDSM) qui permettent, selon moi, d’affirmer encore plus son ascendant sur son partenaire.

Les règles énoncées précédemment restent de vigueur : aucune pratique n’est imposée. Seule l’envie des deux partenaires prime.

La chasteté masculine : le soumis porte la cage de chasteté

Si vous appréciez le fait de gérer la sexualité de votre compagnon au quotidien, vous allez adorer les dispositifs de chasteté masculine, aussi appelés cages de chasteté.

La cage de chasteté, comme son nom l’indique, est un dispositif utilisé pour empêcher le partenaire masculin de se masturber et de jouir. Il est très utile pour les femmes qui ont un soumis désobéissant qui ne peut résister à l’appel de la chair. Ainsi, lors de ses absences, la Maîtresse sait que son partenaire demeure chaste. Le dispositif se révèle ludique pour celles et ceux qui aiment expérimenter une forme de contrainte physique et psychique.

Il existe de nombreux modèles. Les prix varient d’une cinquantaine d’euros à cinq cents euros selon les matériaux utilisés et le niveau de personnalisation de l’objet. Les cages peuvent ainsi être en :

  • Plastique dur ;
  • Silicone ou plastique mou ;
  • Métal.

Globalement, le dispositif ressemble à un étui à pénis. La cage est assortie d’une fixation (un anneau) au niveau des testicules. Afin que le dispositif ne puisse être enlevé sans la clef, l’anneau est passé sous les testicules du soumis. Puis l’étui est fixé et cadenassé à l’anneau.

Pour démarrer la chasteté imposée, un modèle standardisé en plastique dur ou en silicone est intéressant, car peu cher et plutôt confortable. Malheureusement, il n’existe pas beaucoup de tailles différentes : les gabarits sont taillés selon les mesures moyennes des pénis masculins.

Pour être à la fois efficace et portable au long cours, une cage de chasteté doit être parfaitement adaptée à l’anatomie de son porteur. Ainsi, le pénis ne doit pas être comprimé. Cependant, le soumis ne doit pas non plus flotter à l’intérieur du dispositif.

Dispositif de chasteté masculine de type cage de chasteté en métal pour homme soumis dans le cadre de jeux de domination féminine - Repaire des Amazones
Une cage de chasteté en métal idéale pour la domination féminine

Ce qu’est l’humiliation à but sexuel, et comment le masochisme cérébral peut s’inscrire dans votre couple BDSM

L’humiliation est une pratique qui a une place particulière dans ma vie sexuelle. En effet, les pratiques ayant trait à l’humiliation et à la dévirilisation humiliante de l’homme soumis font partie de mes fétichismes !

L’humiliation est une pratique sexuelle qui fait l’objet de beaucoup d’idées reçues. Les personnes qui ne connaissent pas, ou pas suffisamment, le BDSM croient, à tort, que l’humiliation consiste à insulter l’autre. Par exemple, beaucoup d’hommes (et de femmes) soumis et soumises fantasment à l’idée d’être traités comme des objets ou comme des moins que rien. L’humiliation est en réalité une pratique érotique et sexuelle cérébrale bien plus vaste, qui a trait au versant psychologique du masochisme.

Toxicité et humiliation ne vont pas de pair. Dans une relation équilibrée, les deux partenaires savent que l’humiliation et une posture, un jeu sexuel.

J’utilise l’humiliation par plaisir, mais aussi dans le but de renforcer l’obéissance et la soumission de mon homme. Elle me sert à déviriliser mon soumis.

Dévirilisation progressive de l’homme soumis via l’humiliation

Comme tout fantasme, l’humiliation s’explique par un désir de transgresser l’ordre établi.

Dans nos société, la virilité va généralement de pair avec la domination et avec la pénétration. Celui qui pénètre, est actif, domine, alors que le partenaire pénétré est considéré comme soumis.

Les hommes soumis que j’ai rencontré trouvaient ces impératifs de virilité bien lourds. Ils éprouvaient un plaisir érotique vif lorsqu’une femme leur ôtait, symboliquement, leur virilité et les humiliaient.

Très mentales, les pratiques liées à l’humiliation dévoilent nos constructions, pensées et les liens symboliques qui sous-tendent nos interactions sociales. C’est l’une des raisons pour laquelle j’aime tant me moquer ou insulter mes partenaires consentants !

Prendre l’ascendant pendant nos rapports n’est que la première étape. Puis vient la frustration que vous connaissez et pratiquez sans doute à ce stade, puis l’humiliation franche. Voici quelques idées en pratique :

  • Je me moque du pénis, le trouve trop petit, le frappe, lui crache dessus ou l’écrase ;
  • Si je suis d’humeur taquine, je n’hésite pas à glisser un ongle ou une sonde dans le méat pour pénétrer doucement mon partenaire.
  • Les séances de « mesure » de la queue sont également très appréciées, surtout quand je compare avec un gode d’une taille honorable. J’appelle affectueusement mon pénis domestique ma « vermicelle de contrebande ».

Vous comprenez l’idée.

Pourquoi ne pas en faire une sissy ?

Pour aller plus loin, certaines personnes décident de féminiser totalement l’homme soumis (à sa demande ou non). Cette pratique s’appelle féminisation (ou sissification) et consiste à travestir son compagnon.

Le travestissement est certes physique, la Maîtresse prenant plaisir à imposer des tenues féminines à son soumis, mais également psychique. Les hommes adeptes de cette pratique aiment libérer leur côté féminin. Certains se sentent même en décalage par rapport à leur passif et leur expression de genre. Ils souhaiteraient vivre en tant que femme.

On frôle parfois la transidentité et la dysphorie de genre. Dans ce cas, je ne peux que vous inciter à soutenir votre partenaire, voire à l’enjoindre à consulter un spécialiste afin de parler de ses ressentis, car les jeux sexuels cachent un malaise profond. Le BDSM aide à s’épanouir, mais il doit être pratiqué sainement et en conscience.

Pendant les jeux de travestissement et de féminisation, le soumis est incité à exprimer davantage sa sensibilité et à faire abstraction de ses parties génitales. La féminisation implique une mise en scène de la féminité : la voix peut ainsi être travaillée de manière à se faire plus aigüe, les manières sont douces, stéréotypées, les reins légèrement courbés, la démarche souple.

Si on ajoute un soupçon d’humiliation à la pratique, on peut s’amuser à transformer son partenaire en bimbo, en poupée sexuelle ou en prostituée. Ces jeux de féminisations peuvent également être poussés à l’extrême jusqu’à obliger le soumis à avoir des rapports sexuels avec des hommes en position de passif ou de suceur (cette pratique s’appelle bisexualité forcée).

Le soumis est évidemment très excité par la perspective de coucher avec un homme : en raison de leur éducation, bon nombre d’hommes cisgenres hétérosexuels, hétéroflexibles ou bisexuels n’osent pas affirmer leur attirance pour les hommes. Ils préfèrent donc jouer un jeu avec leur dominant pendant lequel ils présentent être forcés par ce dernier.

Cette mise en scène ôte une partie du poids de leur culpabilité. La honte ressentie durant cet acte décuple leur plaisir. La bisexualité forcée fait donc, encore une fois, partie des pratiques masochistes cérébrales.

Travestissement et dévirilisation de l'homme soumis vont souvent de pair lorsqu'on domine son mari au quotidien dans un couple BDSM
Avec la féminisation, révélez la femme qui sommeille dans votre mari soumis

Cocufiage : affirmez votre vie sexuelle et votre domination féminine sur votre mari

Nous arrivons à un stade où il devient permis d’entrer dans le vif du sujet, et d’aborder des thématiques moins consensuelles. Maintenant que la privation d’orgasme, l’humiliation et le travestissement n’ont plus de secrets pour vous, attaquons-nous à un mastodonte, celui des relations plurielles, et des moyens de faire cocu son homme soumis.

Les jeux de pluralité, le libertinage, le candaulisme et le cocufiage s’assortissent très bien au sein d’un couple femdom. Non contentes d’enfermer leur mari en cage, certaines Domina prennent ensuite un malin plaisir à redéfinir les termes du contrat de leur couple. La monogamie, au placard ! Elles prennent alors des amants tout en empêchant leur compagnon soumis de faire de même. Ce faisant, elles affirment encore davantage leur pouvoir et leur contrôle sur la sexualité du dominé.

Dans le cadre d’un couple D/s en tant que mode de vie à part entière, la liberté de jouir de son corps et/ou de développer d’autres relations amoureuses est offert à la maîtresse, mais pas à son soumis. L’ouverture du couple est asymétrique, au profit du partenaire féminin.

Pour ceux qui vivent le BDSM dans la chambre à coucher, ou qui aiment switcher (alterner le rôle de soumis et de dominant), il est fréquent de mettre en place d’autres dynamiques de relations où les libertés sont partagées.

Voici les modalités les plus communes de relations plurielles et de non-exclusivité amoureuse et sexuelle :

  • Le couple libre admet que chacun des partenaires puisse avoir des amants et des relations sexuelles de façon occasionnelle ;
  • Le polyamour, qui repose sur la non-exclusivité sentimentale et sexuelle des partenaires. L’idée est ici de développer des relations plus fortes que dans le cadre du couple libre.

Parmi les fantasmes qui s’attardent sur la non-exclusivité, citons :

  • Le candaulisme ;
  • Le cocufiage.

La différence subtile qui sépare le cocufiage du candaulisme est détaillée dans un précédent article. Le cocufiage, parce qu’il implique l’humiliation, participe à la dévirilisation du partenaire soumis. L’homme soumis perd ici ses privilèges d’époux sur sa compagne qui retrouve la totale liberté de son corps.

Alors que la sexualité des femmes a toujours été muselée et réglementée, devenir une femme ouvertement infidèle est un luxe. Le rapport de force entre l’époux et l’épouse se modifie au profit de l’épouse. Il est donc normal que le cocufiage soit devenu avec le temps une pratique phare de la domination féminine.

Faire cocu son soumis, le cocufier, est un fantasme commun à de nombreux hommes soumis. Généralement, l’homme soumis qui aime être humilié prie son épouse de le tromper. Il est bien plus rare que la demande émane exclusivement de la femme !

Les contrats de soumission et contrats d’esclavage

Dans un mauvais film dont je tairais le nom, l’engagement du soumis envers son dominant est contractualisé au moyen d’un document d’apparence juridique. Le contrat de soumission, contrat d’appartenance voire contrat d’esclavage, consiste à mettre à l’écrit les règles qui régissent la vie du soumis. Dans ce document qui, rappelons-le, n’a aucune valeur légale ou juridique, on trouve :

  • Les règles qui régissent la vie commune du soumis et du dominant, avec les rituels à respecter ;
  • Les limites à ne pas dépasser, tant du côté du soumis que du côté de la Domina ;
  • La durée de la soumission ou les plages horaires pendant lesquelles l’homme soumis doit tenir son rôle.

Le côté solennel du contrat plait et permet de matérialiser et d’édicter les règles élémentaires de la vie commune. C’est un moyen d’expliciter les limites personnelles (dites les hard limits) afin de s’assurer que le dominant respecte les interdits et les tabous du soumis. Aussi, un contrat peut se révéler très utile pour de jeunes amants comme pour les couples plus établis.

Les marques d’appartenance

La Maîtresse comme le soumis peuvent avoir envie de matérialiser le lien qui les unit grâce à un objet tangible à la portée symbolique. Ce dernier marque alors l’appartenance et la subordination du soumis.

Si l’objet le plus commun utilisé est le collier, le fait de porter un collier, surtout en public, n’est pas un acte anodin pour autant : il faut bien de l’audace et du courage pour oser l’afficher en société.

Du collier-bijoux à la chaîne en passant par le collier pour chien, les boutiques en ligne, sex-shops et animaleries vendent des modèles très variés qui conviendront à vos goûts particuliers. Il existe également de nombreux artisans spécialisés qui, en toute confidentialité, proposent des objets uniques, de véritables œuvres d’art.

Le collier, les bijoux ou les objets symboliques demeurent des objets. Ainsi ils ne persistent pas dans le temps. Cependant, il existe également des marques d’appartenances à même la peau qui perdurent. Ces marquages sont connus sous le nom de marques d’appartenance ou branding en anglais. Les marques d’appartenance signalent l’engagement du soumis auprès de son dominant.Tatouages, piercings, scarifications voire marquage au fer en font partie. Ces pratiques demeurent plutôt rares, car elles demandent un investissement fort de la part des deux partenaires. Cependant, quand un couple D/s passe le cap, il s’agit d’un événement fort qui marque à vie les deux partenaires.

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  • Bonjour Madame,

    Un grand merci pour vos articles si complets.
    Je ne sais pas si un homme, même soumis/soumise peut contribuer ici ?

    Voici une brève présentation de ma situation ainsi que les questions que je me permets de vous adresser ainsi qu’à vos lectrices et lecteurs.

    Je suis un homme de 50 ans, je n’ai jamais été soumis au sens strict du terme même si je comprends à la lumière des derniers mois que mes relations précédentes (vanilles) furent sans doute matinées d’une forme de soumission de ma part (plus que d’une domination de mes anciennes compagnes).

    Célibataire depuis presque un an, je cherche à construire une relation de couple sinon basée au moins articulée autour d’un rapport de domination/soumission. J’ai noué ces derniers mois des relations virtuelles avec deux Dominas rencontrées sur des sites de rencontres, nous avons pu expérimenter pas mal de choses à distance, elles ont pu tester ma docilité et contrôler ma sexualité mais dans aucun cas il n’était question d’une relation de couple (sans parler de vivre ensemble) et nous ne sommes jamais rencontrés.

    Je ne sais pas comment avancer, me conseillerez-vous de commencer par rencontrer une femme et puis dans un second temps d’essayer de faire le chemin ensuite au risque de la décevoir ou que nous ne parvenions pas à transformer notre relation ? Ou bien de chercher une Domina tout de suite, mais comment faire ? Les Maîtresses, même bienveillantes avec qui j’ai échangé et qui ont initié mon dressage n’étaient pas intéressées par une expérience de couple.

    Je suis preneur de tous les conseils.

    J’ai aussi d’autres questions relatives aux cages de chasteté, j’en ai deux que ma dernière Maîtresse virtuelle m’avait demandé d’acquérir mais j’attends votre aval avant de poser plus de questions.

    Merci et pardon si mon intervention est inadaptée.

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