Le guide ultime de la domination féminine pour dominer son mari

Le manuel pratique de la domination féminine : comment dominer son mari au quotidien par Le Repaire des Amazones

Ça y est, le grand jour est arrivé. Vous avez eu une discussion à demi-mots avec votre moitié au sortir d’une séance BDSM particulièrement intense. Vous avez pris votre soumis contre vous alors qu’il frissonnait comme un nourrisson en lui soufflant : « J’aimerais que ce moment dure toujours, que tu m’appartiennes encore davantage ». Il a hoché la tête en signe de respect et d’accord. Puis il vous l’a avoué : « Cela fait longtemps que j’y pense. Je rêve secrètement que tu deviennes ma Maîtresse depuis de nombreux mois. J’aime t’appartenir toujours plus. Je souhaite être ton soumis consentant pour que tu me modèles au quotidien. Je ferais tout ce que je peux pour te rendre heureuse. » L’idée a enfin été clairement énoncée : devenir un couple domina et soumis (D/s). Vous voilà engagée sur le chemin de la domination féminine.

Sommaire

Les problématiques de la domination féminine au quotidien

Maintenant que la décision est prise vient le temps de la mise en pratique. Mais comment faire pour transformer son couple et renforcer la soumission d’un homme ? Aussi, vous avez commencé à vous documenter, à chercher sur internet des procédures et idées pratiques. En effet, difficile sur le coup de demander un conseil amical à une connaissance. Personne autour de vous ne sait ce qu’est vraiment le BDSM. Alors de là à l’envisager hors du lit…

Pourtant vous le sentez, vous vibrez à cette idée, un couple hiérarchisé vous conviendrait parfaitement. En effet, vous êtes désormais à l’aise avec cette posture au lit. Vous avez remarqué d’ailleurs que le temps passant, votre compagnon est devenu plus attentif à vous, à votre plaisir, à votre épanouissement. Il est tendre, avenant comme un chevalier servant. Bref, il évolue dans sa soumission en même temps que vous dans votre rôle de domina. Vous voilà bel et bien prête à envisager de vivre le BDSM au quotidien !

Vers la première partie du Guide de l’apprentie domina – Apprendre à dominer son mari, une initiation à la domination féminine

Un manuel pratique pour guider l’apprentie domina au quotidien avec son mari soumis

Ce guide a été rédigé par une domina qui a plusieurs années d’expérience et domine son partenaire depuis plusieurs années. Je m’appelle Cléomène et je suis une réelle passionnée de BDSM et de domination féminine. Dans ce manuel, je vous présente des techniques de domination féminine éprouvées, faciles et personnalisables pour dominer facilement son mari, son époux ou son petit-ami.

Lisez ce guide si vous souhaitez :

  • Prendre l’ascendant sur votre mari, compagnon, époux ou partenaire ;
  • Permettre à votre côté dominant de s’exprimer hors de la chambre à coucher et des rapports sexuels ;
  • Réussir à inclure une routine D/s et la domination féminine au quotidien ;
  • Faire évoluer votre couple ;
  • Renouveler votre imagination. Découvrir de nouvelles idées pratiques pour vous amuser au quotidien avec votre soumis.

Je vous propose à travers ce manuel de vous donner des astuces et conseils concrets pour vous guider à travers l’aventure du couple femdom (domination féminine).

Sachez cependant qu’il n’y a pas méthode unique : chaque couple doit faire son chemin et évoluer ensemble. Néanmoins il est toujours bon d’imiter les autres en piochant dans leurs témoignages ce qu’on aime, en testant le reste puis en rejetant ce qu’on apprécie moins. L’idée est ensuite de créer sa propre façon de dominer tout en découvrant le BDSM comme mode de vie.

Viens petit soumis, tu vas prendre goût au couple BDSM et à la domination féminine !

Les prérequis essentiels pour devenir la domina de son mari

Vous connaissez le BDSM et la domination féminine

Derrière le sigle BDSM se cache une sexualité riche et variée. Le BDSM est un acronyme qui fédère plusieurs pratiques et préférences, à savoir :

  • Les jeux de cordes (Bondage)
  • Les jeux d’obéissance (Domination et soumission)
  • Les jeux de douleur infligée (Sadomasochisme)

Je ne détaillerai pas cette partie car j’ai écrit un article de vulgarisation sur ce que sont (et ne sont pas)  le BDSM et le sadomasochisme.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec la sexualité BDSM, je vous recommande de commencer par lire la première partie de ce manuel intitulé « le guide de l’apprentie Domina ». Elle a vocation à être une initiation douce à la domination féminine. La domination au quotidien démarre par la sexualité du couple.

Dans le cadre d’une relation dominante soumis au quotidien, le versant domination et soumission est obligatoire. Les autres composantes peuvent être pratiquées selon les goûts de la Maîtresse et du soumis. À titre personnel, je n’ai jamais pratiqué les jeux de cordes (shibari, kinbaku ou bondage). Ni moi ni mon soumis n’y trouvons d’intérêt.

Les pratiques SM vont souvent de pair avec l’établissement du couple D/s. En effet, si le soumis n’est pas masochiste, les jeux de sadomasochisme purs lui seront désagréables. Ils formeront alors de formidables (et réelles) punitions. De quoi dissuader un mari récalcitrant de commettre de nouvelles bêtises ! Nous évoquerons les récompenses et punitions plus tard alors restez concentrés.

Vous appréciez la domination féminine et avez une sexualité BDSM – Le rôle de Domina est fait pour vous !

L’un des prérequis de ce genre de relations est, bien évidemment, d’apprécier la sexualité BDSM. Cependant, même si sexualité en est une composante essentielle du couple hiérarchique, elle n’est pas la seule. Contrairement à ce que les néophytes pensent, le BDSM peut être un mode de vie voire une véritable orientation sexuelle.

Être Domina au quotidien n’a rien à voir avec une posture prise durant l’amour ou le sexe. Il s’agit d’un rôle exigeant et fatiguant car il faut constamment veiller sur l’autre. Même si votre partenaire fait preuve de bonne volonté, la soumission n’est pas une mince affaire. Aussi les hommes les plus vaillants ont leurs moments de faiblesses. Comme tout et un chacun, on se lève du mauvais pied certains jours. La Domina, elle, doit alors être là pour redresser le tir ! Autant dire que l’image d’Epinal qu’on voit dans les pornos n’est pas du tout celle de la plupart des Domina.

Aussi, Mesdames, ne culpabilisez pas. Vous n’avez pas besoin d’être parfaitement belle, désirable et autoritaire pour faire une bonne Maîtresse et une charmante partenaire.

Ce dernier point est extrêmement important quelle que soit votre position dans une éventuel couple. Le couple BDSM, comme tout couple, doit se construire sur des bases saines et non pas pour des mauvaises raisons. J’aimerais ainsi mettre en garde certains soumis qui, ayant du mal à trouver quelqu’un pourrait accepter l’offre d’une domina peu recommandable. Malheureusement, certaines femmes décident de démarrer la  domination féminine pour de mauvaises raisons. Comme dans tous les milieux, le BDSM possède son lot de gourous, de petits chefs et de narcissiques.

Un mari soumis peut trouver son épanouissement et son bonheur dans la soumission au quotidien, parfois même dans l’esclavage, à condition qu’il soit pris en charge par un partenaire équilibré et bienveillant. C’est la condition sine qua non pour que le couple D/s fonctionne dans le temps. Pour les gens qui vivent le BDSM au quotidien, il s’agit d’une philosophie et d’un moyen de partager son amour. Malheureusement il existe des personnes qui dominent pour de mauvaises raison. Elles exploitent ainsi les faiblesses et vulnérabilités de leur partenaire dans le but d’acquérir du pouvoir et/ou de l’argent.

Ces personnes sont à fuir. Elles ne portent pas en elles les valeurs inhérentes au BDSM : l’ordre, l’intégrité, le souci de l’autre et la bienveillance. Fuyez les donc comme la peste.

Certains soumis ont également tendance à manipuler leur femme pour qu’elle les domine même si cette dernière n’a pas très envie de le faire. Masoch, celui qui a donné son nom au masochisme, était certes soumis, mais surtout il obligeait sa femme pour qu’elle satisfasse ses désirs !

Cette règle s’applique dans les deux sens : personne ne peut vous contraindre. Lorsqu’il y a souffrance psychologique, le BDSM (voire la relation) doit s’arrêter. Point à la ligne.

La femme fatale est l'archétype sulfureux de la domina, on pense immédiatement à cette imagine lorsqu'on songe à la domination féminine - Le Repaire des Amazones
La femme fatale ou l’archétype sulfureux de la domina

La relation domination soumission au quotidien dans le couple femdom

Vivre une relation de domination soumission au quotidien n’est pas donné à tout le monde. En effet, bien peu de personnes sont assez intéressées par le BDSM pour souhaiter le vivre au quotidien, tant du côté de la femme dominante que du côté de l’homme soumis.

Posséder des fantasmes d’esclavage et de mise au fer ne veut pas dire qu’un homme est capable d’être soumis jour après jour à son épouse. Avoir une sexualité tangente avec sa moitié ou aimer profondément la domination féminine n’est ainsi pas toujours suffisant pour faire émerger un couple D/s. Rien n’empêche cependant quelques expérimentations.

Aussi, il existe un spectre immense qui sépare l’homme vanille de l’esclave total : certains couples se contenteront de jeux BDSM ponctuels, d’autres aimeront vivre de courtes périodes de relation de domination féminine et de soumission masculine sur le court-terme, d’autres aimeront le BDSM comme style de vie à part entière et, enfin, quelques rares hommes chercheront à vivre un esclavage total. Dans ce cas, ils deviendront dépendants de leur partenaire. On appelle ce style de relations des relations gynarchiques car la femme a le pouvoir. Malheureusement, il est assez rare que ces relations soient des relations amoureuses : la domina est alors souvent lesbienne et possède une amante féminine en plus d’un ou plusieurs esclaves mâles.

Tout existe, du fantasme le plus gentillet à l’équilibre de couple le plus osé. Ici, mes conseils s’adressent surtout aux couples plutôt novices mais réellement intéressées par vivre une relation BDSM ponctuelle ou plus suivie.

Je vais vous livrer quelques clefs et astuces qui m’ont été utiles. J’ai testé pas mal de pratiques sexuelles et ai rencontré quelques hommes soumis au cours de ma vie sexuelle et amoureuse. On continue d’apprendre mais je peux tout de même vous donner mes impressions afin de vous aider à faire mûrir votre projet de couple.

Une méthode progressive pour dominer votre mari au quotidien

Vous avez démarré les jeux de domination féminine avec votre conjoint. D’abord timidement, comme indiqué dans le premier volet de mon guide spécial dédié à l’apprentie domina. Désormais, vous êtes fin prête à passer le baptême du feu et à faire de votre petit mari un soumis au quotidien. Voici les quelques étapes par lesquelles nous passerons pour vous transformer en domina accomplie et métamorphoser votre mari en soumis obéissant.

  • Étape 1 : Prenez le pouvoir sur la vie sexuelle du couple ;
  • Étape 2 : Rationnez ses orgasmes et faites lui découvrir le plaisir de la frustration érotique ;
  • Étape 3 : Mettez en place vos premiers rituels pour obliger votre partenaire à obéir au quotidien ;
  • Étape 4 : Mettez en place un système de punitions et récompenses en insistant sur ses faiblesses naturelles, à savoir ses fantasmes et fétichismes. Vous devez le rendre fou de désir ;
  • Étape 5 : Petit à petit, la frustration et votre autorité faisant, votre homme se sentira de plus en plus sous votre contrôle. Il en redemandera. Petit à petit, il s’habituera aux ordres. Votre couple évolue vers un couple D/s femdom !

Elémentaire, n’est-ce pas ?

Je vous rassure : c’est moins compliqué que cela en à l’air !

La domina gère la vie sexuelle de son mari – embargo sur l’orgasme masculin dans la domination féminine

Les Maîtresses femmes aiment aguicher et frustrer leurs maris parce que la frustration sexuelle devient un plaisir érotique pendant la domination féminine - Le Repaire des Amazones
Tous les prétextes sont bons pour frustrer son soumis

Pour parvenir à dresser votre mari soumis au quotidien, il suffit d’appliquer une méthode toute simple qui a fait ses preuves. Le B.A.-ba de la domination féminine : rationner les hommes.

Une domina prend le pouvoir sur son partenaire. Cela implique de grandes responsabilités mais aussi quelques privilèges. Ainsi, les femmes maîtresses choisissent généralement d’être les gardiennes de la sexualité du couple : le soumis ne doit pas se masturber ni se jouir sans approbation préalable de sa domina.

Si de nombreuses Maîtresses prônent l’embargo sur l’orgasme masculin, c’est pour une raison bien précise. En effet, lorsqu’un homme est privé d’orgasme sur une longue période, il change du tout au tout ! Sa personnalité et ses qualités se révèlent : plus tendre et moins centré sur sa petite personne, il vous comblera par ses attentions. J’ai ainsi observé des changements de comportements radicaux chez mes anciens partenaires et notamment chez mon mari actuel lorsque je le prive d’orgasme (et de masturbation) pendant dix jours ou plus.

Les premiers résultats arrivent dès 48 à 72 heures et se maintiennent tant que la précieuse semence de Monsieur ne s’est pas écoulée. Alors, Mesdames, je vous en conjure : apprenez à rationner les éjaculations de votre Monsieur. Il se pourrait même que vous appréciez une sexualité moins phallocentrée. Pour celles qui, comme moi, aiment tout de même la pénétration, n’hésitez pas à faire appel à des jouets de beau calibre (plus gros que l’appendice qui sert de pénis à Monsieur).

Slow sex, tantrisme et plaisir de la Maîtresse

Le fait d’avoir une sexualité libérée et de pouvoir évoquer les thématiques sexo avec son partenaire facilitent le mélange des genre et des pratiques sexuelles. A priori, on imagine que le BDSM se mélange mal avec d’autres courants sexuels ou pratiques plus New Age comme le slow sex ou le tantrisme. Pourtant, j’ai appris avec le temps que la seule limite est celle de mon imagination.

J’ai la chance d’avoir un Monsieur qui sait bien se retenir, même plusieurs fois d’affilées. Avec le temps, j’ai appris à sentir lorsque sa queue se met à trembloter en moi : je détecte alors que la jouissance est proche. Dans ce cas, nous faisons une pause. À moins que Monsieur m’assure que je peux jouir sans crainte…

J’aime pratiquer le slow sex et le tantrisme avec mon mari dans les périodes d’abstinence.

D’ailleurs, pour les taoistes, la semence de l’homme ne doit pas s’écouler. Idéalement, l’homme doit apprendre à avoir des orgasmes sans éjaculation, il est invité à se retenir. Les religions asiatiques ont eu quelques bonnes intuitions que je vous invite à essayer et à mêler (ou non) au BDSM.

De la privation de l’orgasme à l’amour de la frustration

Cette manœuvre a donc un but pratique clair : permettre à votre mari de se libérer progressivement de ses constructions masculines toxiques. Croyez-le ou non : s’il a la fibre soumise, il y a fort à parier qu’il prendra définitivement goût à la frustration consentie. Il pourrait même la préférer à la masturbation en solitaire.

Les débuts seront difficiles si le mari soumis, comme trop d’hommes, a tendance à abuser de la masturbation. Soyez inflexible et apprenez petit à petit à ignorer les larmes de crocodile de votre compagnon.

La frustration n’a jamais tué personne. Les hommes (comme les femmes d’ailleurs) n’ont pas besoin de faire l’amour pour vivre. Si aucun dispositif mécanique de type cage de chasteté n’entrave la circulation au niveau du pénis, votre mari ne risque rien. En effet, la bandaison (et notamment l’érection réflexe du matin) suffit à maintenir le pénis en bonne santé. Une érection correcte signifie que les tissus sont bien vascularisés. Faites donc bander votre partenaire sans vergogne, Mesdames !

Au bout de quelques semaines ou mois il risque simplement d’émettre du sperme dans son sommeil en faisant un rêve un peu trop érotique. Les chances d’en arriver là sont quand même réduites. Rien de grave en tout cas.

Les rituels pour éduquer la soumission du mari

L’adage dit qu’il faut vingt-et-un jour pour prendre une habitude. Trois semaines suffisent à habituer le cerveau pour intégrer de nouvelles activités ou rituels au quotidien. Mais qu’est-ce qu’un rituel ?

Le mot rituel désigne au départ un rite. Le rite a ceci de particulier qu’il doit être réalisé une manière précise. Ainsi, le rite est immuable dans le temps, il ne peut pas être modifié. Les rituels sont ainsi ces petites habitudes de la vie quotidienne respectées à la lettre. Le rituel possède un protocole. Il faut veiller à respecter le rituel, ne pas l’oublier, mais aussi le réaliser chaque jour de la même manière.

Les rituels sont importants pour consolider la soumission de votre compagnon jour après jour. En effet, les rituels permettent très facilement de :

  • Rappeler au mari sa soumission à différents moments de la journée ;
  • L’éduquer à obéir et à respecter les ordres ;
  • Mettre en place des renforcements positifs et négatifs selon la réalisation des rituels.

Les rituels sont très faciles à mettre en place au début ce qui en fait des jeux sympathiques et accessibles pour les domina débutantes comme les plus chevronnées. Il n’y a aucune obligation ou aucun rituel précis à respecter, chaque domina peut imposer ceux qui lui conviennent. Je vous donne quelques idées.

Exemples de rituels dans le cadre de la domination féminine

  • Au réveil, le soumis s’occupe d’aller faire le petit déjeuner (ou le café) pendant que Madame se douche ;
  • Le soir, il incombe au soumis de préparer le repas ou de faire de menus travaux de ménage s’il est le premier arrivé ;
  • Lorsqu’il retrouve sa Maîtresse, le soumis s’agenouille et baise humblement les pieds ou les chaussures de sa Maîtresse ;
  • Le soumis lui masse délicatement les pieds chaque dimanche matin ;
  • Le soumis mange dans une écuelle, à table, ou par terre, pendant que Madame a droit à une assiette digne de son rang ;
  • Le mari obéissant doit rendre des comptes à sa femme lorsqu’il sort. Il doit toujours rester joignable ;
  • Monsieur doit demander la permission avant d’aller vider sa vessie ou son rectum ;
  • La Maîtresse choisit les vêtements de son soumis au quotidien ;
  • Après être passée aux toilettes, le soumis doit délicatement nettoyer les parties intime de sa Dame, soit avec du papier, de l’eau ou avec sa bouche.

Je suis sûre, Mesdames, que vous saurez trouver des rituels qui conviennent à vos fantaisies.

Femmes sexy en rang d'oignon pour illustrer les rituels et l'obéissance qui doit être celle d'un homme aux pieds de sa Dame - Le Repaire des Amazones

Développer une sexualité de couple BDSM basée sur le mental davantage que sur la pénétration par le pénis

La frustration ressentie par votre mari soumis n’est pas une mauvaise chose. En effet, les hommes soumis ne ressentent pas la frustration comme les hommes machos. Au lieu de les rendre agressifs, la frustration rend les hommes soumis doux, en attente de faveurs. Elle leur est agréable, source de plaisir érotique mental. Leur compagne devient alors le centre de leurs désirs et de leurs attentions. Évidemment, ils recherchent vos petites attentions à leur égard.

Dans ce contexte, les hommes voient leur sensibilité s’exacerber. Ils deviennent conscients de détails qu’ils n’auraient pas remarqués avant. Il est agréable de rencontrer un partenaire qui vous complimente lorsque vous rentrez du coiffeur.

De même, au niveau sensuel, leur corps et leur sensualité s’éveille. Progressivement, un homme sans jouissance apprend à se concentrer sur le plaisir qu’il donne à sa partenaire et le plaisir qu’il reçoit. Croyez-le ou non, une simple caresse du visage, un baiser dans la nuque ou un effleurement de l’épaule peuvent alors faire trembler de plaisir un soumis frustré.

Bien des domina utilisent donc leur sensibilité et leur nouvelle sensualité pour étoffer la vie sexuelle du couple. Je suis parvenue à approcher le trou du cul sensible de mon mari sous frustration et même à le travestir avec une nuisette en soie. Il a accepté de lui-même de chevaucher un gode. Il mouillait sur mon ventre. Autant dire que je ne pensais pas que mon mari, physiquement et mentalement très masculin, était capable de tant d’épanchements !

Que votre corps devienne un sanctuaire, le principe de la domination féminine

Dans cet état, les Maîtresses mettent en place une pratique sexuelle extrêmement mentale afin d’augmenter leur pouvoir sur leur partenaire. Cette pratique se nomme worshipping. En français, on la nomme « dévotion », « sacralisation » ou « adoration ». Le worshipping vise à élever la femme maîtresse au statut de déesse. Il utilise les tendances fétichistes de l’homme pour arriver à ce résultat.

Le corps de la femme Maîtresse devient l’équivalent de celui d’une divinité. Il doit ainsi faire l’objet de soins particuliers et être adoré par l’homme soumis. Cette pratique est facilement acceptée par les maris soumis lorsqu’ils sont frustrés ou lorsqu’ils se sentent réellement soumis. Leur amour et leur envie transparaît largement pendant leurs moments d’adoration ou de dévotion.

Pour renforcer la soumission de leur compagnon, certaines Maîtresses interdisent l’accès de leur intimité à leur partenaire soumis. Elles réservent la pratique de la pénétration à des amants jugés plus masculins. L’homme soumis voit rarement, voire jamais, le corps nu de sa compagne.

Là encore, ces préférences sont liées à des choix de couple. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’interdire l’accès à ses parties génitales pendant une brève période. Chacun adapte selon ses envies.

Foot worshipping : l’homme aux pieds de sa Maîtresse

Le worshipping se décline en plusieurs pratiques liées ou non à des parties du corps et à des fétichismes. Je suis cependant obligée de parler du foot worshipping, soit l’adoration des pieds de la dominatrice, tant cette pratique est iconique au sein du monde de la domination féminine.

Nombre d’hommes soumis sont fétichistes des pieds et des chaussures. Parfois ils sont aussi fétichistes des bas, collants et, de manière plus générale, des jambes.

Mon mari adore les talons et la courbure de la plante des pieds des femmes. Voir les pieds cambrés d’une femme dans la rue le met dans des états seconds.

Aussi, nombre de dominatrice utilisent le fétichisme de leur compagnon pour renforcer leur soumission. J’en fais partie. J’aime promener mes pieds sur le visage de mon compagnon en lui ordonnant de les sentir, de les embrasser et de les lécher. Je n’ai souvent rien besoin de dire, il prend ma cheville dans sa main et m’embrasse la plante des pieds à de multiples reprises.

Cette pratique est particulièrement prisée au sein des couples femdom car, en plus d’être agréable pour les deux partenaires, la symbolique de cette pratique est forte. Elle incarne en acte la hiérarchie entre les partenaires. Être aux pieds de quelqu’un signifie littéralement être son obligé. Cette symbolique renforce le plaisir ressenti par les hommes et par les femmes qui vivent la relation BDSM au quotidien.

Aussi, je vous encourage également à essayer l’adoration des pieds de la Maîtresse.

Le Foot worshipping ou l'adoration des pieds de sa Dame est un classique de le soumission masculine et du femdom en général - Repaire des Amazones
Foot worshipping ou l’adoration des pieds de sa Dame

Mise en place d’un système de punition/récompense

Le meilleur moyen de faire obéir un animal est de mettre en place un système de punitions et de récompenses. Les punitions et les récompenses permettent de conditionner le soumis. Il intègrera ainsi plus rapidement et de manière pérenne les règles et limites ordonnées par la Maîtresse.

Lorsque l’homme dépasse les limites établies, cela lui vaut une punition. Il faut cependant que l’homme ne prenne pas plaisir pendant la punition. Généralement, pour éviter le plaisir à un masochiste, plutôt que de recourir à la fessées et aux pratiques d’impact tels que le fouet ou le martinet, les Maîtresses préfèrent enlever un privilège à leur soumis. Finie la caresse du samedi soir ou prolongation de la frustration jusqu’au quinze du mois. Pas de milking, de chevillage au corps ou de léchage des pieds jusqu’à nouvel ordre ! Vous seule savez ce qui déplaît à votre homme.

Une de mes préférées ? L’orgasme ruiné ! Cette punition aux allures de récompense autorise de subtils jeux à base de « jouiras, jouiras-tu-pas ! » plutôt savoureux. Le concept est enfantin : emmenez un homme au bord de la jouissance puis, alors que la sauce monte, arrêtez brusquement et laissez le flot s’écouler. Monsieur devrait faire la grimace car il ne sentira absolument aucun plaisir et demeurera frustré alors que son sexe, lui, redeviendra mou et inutile.

Au contraire, si le soumis effectue un acte valorisé, la domina lui offre une récompense. Cela peut aller d’un baiser sur les pieds à un orgasme en passant par une caresse appréciée par le soumis. Même un crachat ou un acte humiliant peut être vécu comme une récompense si cela excite le soumis.

Pour aller plus loin dans la domination féminine

Les mois ont passé et vous vous êtes transformés. L’humble débutante est devenue une Maîtresse femme auprès de son compagnon. Pour leur plus grand plaisir, Madame a progressivement pris l’ascendant sur Monsieur. Désormais, elle n’hésite plus à lui donner des ordres et sait jouer de ses charmes pour faire régner l’ordre.

Bien sûr, Madame sait qu’elle est loin de l’image d’Epinal de la Maîtresse. Cependant, elle se sent plus sûre d’elle et sereine dans son couple.

Pour corser les choses et parce qu’elle et son partenaire désirent encore progresser, Mademoiselle est en attente de nouveaux conseils : elle rêve de prendre en main la vie de son compagnon. Et si ce dernier devenait un vrai soumis au quotidien bien en-dehors de la chambre à coucher ?

Dans cette dernière section je vous invite à vous pencher sur des pratiques considérées comme plus extrêmes (mais encore assez mainstream dans le monde BDSM) qui permettent, selon moi, d’affirmer son ascendant sur son partenaire.

Les règles énoncées précédemment restent de vigueur : aucune pratique n’est imposée. Seule l’envie des deux partenaires prime. Il n’y a pas de règles au sein de l’univers BDSM : chacun fait selon ses fantasmes. Et vu que ces derniers sont nombreux… Il y a autant de couple D/s que de couples !

La chasteté masculine : le soumis porte la cage de chasteté

Si vous appréciez le fait de gérer la sexualité de votre compagnon au quotidien, vous allez adorer les dispositifs de chasteté masculine autrement appelés cages de chasteté.

La cage de chasteté, comme son nom l’indique, est un dispositif utilisé pour empêcher le partenaire masculin de se masturber et de jouir. Il est très utile pour les femmes qui ont un soumis désobéissant qui ne peut résister à l’appel de la chair. Ainsi, lors de ses absences, la Maîtresse sait que son partenaire demeure chaste. Le dispositif se révèle ludique pour celles et ceux qui aiment expérimenter une forme de contrainte.

Il existe de nombreux modèles. Les prix varient d’une cinquantaine d’euros à cinq cent euros selon les matériaux utilisés et le niveau de personnalisation de l’objet. Les cages peuvent ainsi être en :

  • Plastique dur ;
  • Silicone ou plastique mou ;
  • Métal.

La cage de chasteté se décompose en deux parties. Globalement, le dispositif ressemble à un étui à pénis. La cage est assortie d’une fixation (un anneau) au niveau des testicules. Afin que le dispositif ne puisse être enlevé sans la clef, l’anneau est passé sous les testicules du soumis. Puis l’étui est fixé et cadenassé à l’anneau.

Pour démarrer, un modèle standardisé en plastique dur ou en silicone s’avère intéressant car peu cher et plutôt confortable. Malheureusement, il n’existe pas beaucoup de tailles différentes : les gabarits sont taillés selon les mesures moyennes des pénis masculins.

Pour être à la fois efficace et portable au long cours, une cage de chasteté doit être parfaitement adaptée à l’anatomie de son porteur. Ainsi, le pénis ne doit pas être comprimé mais il ne doit pas non plus flotter à l’intérieur du dispositif.

Dispositif de chasteté masculine de type cage de chasteté en métal pour homme soumis dans le cadre de jeux de domination féminine - Repaire des Amazones
Une cage de chasteté en métal idéale pour la domination féminine

Cocufiage : affirmez votre vie sexuelle et votre domination féminine sur votre mari

Certaines femmes choisissent de reléguer la monogamie au placard : en tant que femmes domina, elles estiment avoir le droit de poursuivre une sexualité épanouie, sans entrave. Elles prennent alors des amants tout en empêchant leur compagnon soumis de faire de même. Cette configuration n’a rien à voir avec le couple libre puisque seul un des partenaires a le droit d’aller voir ailleurs. L’inégalité est ici de mise.

Faire cocu son soumis, le cocufier, peut accepté ou être un fantasme commun. Généralement, l’homme soumis qui aime être humilié prie son épouse de le tromper. Il est bien plus rare que la demande émane exclusivement de la femme ! Que votre homme désire réellement que cette dernière passe à l’acte sous son regard ou en-dehors de la maison ou que le cocufiage soit utilisé comme une menace humiliante, envisager des relations extraconjugales reste à votre discrétion. Cette décision est une décision qui doit être prise en commun accord avec votre partenaire.

La différence subtile qui sépare le cocufiage du candaulisme est détaillée dans un précédent article. Le cocufiage et toutes les pratiques alternatives de cet ordre concourent à la dévirilisation du partenaire soumis. L’homme soumis perd ici ses privilèges d’époux sur sa compagne : elle retrouve la totale liberté de son corps.

Alors que la sexualité des femmes a toujours été muselée et réglementée, devenir une femme ouvertement infidèle est un luxe. Le rapport de force entre l’époux et l’épouse se modifie au profit de l’épouse. Il est donc normal que le cocufiage soit devenu avec le temps une pratique phare de la domination féminine.

Dévirilisation progressive de l’homme soumis via l’humiliation

L’humiliation tient une place de choix dans mon cœur. En effet, les pratiques ayant trait à l’humiliation et à la dévirilisation humiliante de l’homme soumis ont ma préférence ! Contrairement aux idées reçues, beaucoup d’hommes (et de femmes) soumis et soumises fantasment à l’idée d’être traités comme des objets ou comme des moins que rien.

Socialement, la position d’homme va avec le statut de pénétrant et de dominant. En conséquence, certains hommes soumis éprouvent un plaisir érotique vif lorsqu’on leur enlève ce statut social et qu’on matérialise cette déchéance sous forme d’humiliations. Très mentales, les pratiques liées à l’humiliation dévoilent nos constructions, pensées et les liens symboliques qui sous-tendent nos interactions sociales. C’est l’une des raisons pour laquelle j’aime tant me moquer ou insulter mes partenaires consentants !

Prendre l’ascendant pendant nos rapports n’est que la première étape. Puis vient la frustration que vous connaissez et pratiquez sans doute à ce stade, puis l’humiliation franche. Voici quelques idées en pratique.

Je me moque du pénis, le trouve trop petit, le frappe, lui crache dessus ou l’écrase. Si je suis d’humeur taquine, je n’hésite pas à glisser un ongle ou une sonde dans le méat pour pénétrer doucement mon partenaire. Les séances de « mesure » de la queue sont également très appréciées, surtout quand je compare avec un gode d’une taille honorable. J’appelle affectueusement mon pénis domestique ma « vermicelle de contrebande ».

Pourquoi ne pas en faire une sissy ?

Pour aller plus loin, certaines personnes décident de féminiser totalement l’homme soumis (à sa demande ou non). Cette pratique s’appelle féminisation (ou sissification) et consiste à travestir son compagnon.

Le travestissement est certes physique, la Maîtresse prenant plaisir à imposer des tenues féminines à son soumis, mais également psychique : on enjoint le soumis à exprimer davantage sa sensibilité et à faire abstraction de ses parties génitales. La voix peut être travaillée de manière à passer pour plus aigüe, les manières sont douces, les reins légèrement courbés. La féminité n’est en effet pas qu’une histoire triviale d’apparence.

Ces jeux de féminisations peuvent être plus ou moins poussées à l’extrême jusqu’à obliger le soumis à avoir des rapports sexuels avec des hommes en position de passif ou de suceur (cette pratique s’appelle bisexualité forcée dans le milieu). Le soumis est évidemment très excité par la perspective de coucher avec un homme. Cependant, en raison de leur éducation, bon nombre d’hommes « hétéro » n’osent pas affirmer leur bisexualité. Ils préfèrent donc jouer un jeu avec leur dominant en prétendant être forcé afin d’ôter une partie du poids de leur culpabilité. La honte ressentie durant cet acte décuple leur plaisir.

Travestissement et dévirilisation de l'homme soumis vont souvent de pair lorsqu'on domine son mari au quotidien dans un couple BDSM

Les contrats de soumission et contrats d’esclavage

Dans un mauvais film dont je tairais le nom, l’engagement du soumis envers son dominant est contractualisé au moyen d’un document d’apparence juridique. Le contrat de soumission, contrat d’appartenance voire contrat d’esclavage consiste à mettre à l’écrit les règles qui régissent la vie du soumis. Dans ce document qui n’a aucune valeur légale ou juridique, on trouve :

  • Les règles qui régissent la vie commune du soumis et du dominant, avec les rituels à respecter ;
  • Les limites à ne pas dépasser, tant du côté du soumis que du côté de la domina ;
  • La durée de la soumission ou les plages horaires pendant lesquelles l’homme soumis doit tenir son rôle.

Le côté solennel du contrat plait et permet de matérialiser et d’édicter les règles élémentaires de la vie commune. C’est un moyen d’expliciter les limites personnelles (dites les hard limits) afin de s’assurer que son partenaire respecte ses interdits et ses tabous. Aussi, un contrat peut se révéler très utile pour de jeunes amants comme pour les couples plus établis.

Les marques d’appartenance

La Maîtresse comme le soumis peuvent avoir envie de matérialiser le lien qui les unit grâce à un objet tangible à la portée symbolique. Ce dernier marque alors l’appartenance et la subordination du soumis.

Si l’objet le plus commun utilisé est le collier, le fait de porter un collier, surtout en public, n’est pas un acte anodin pour autant : il faut bien de l’audace et du courage pour oser l’afficher en société. Du collier-bijoux à la chaîne en passant par le collier pour chien, les boutiques en ligne, sex-shop et animaleries vendent des modèles très variés qui conviendront à vos goûts particuliers.

Le collier, les bijoux ou les objets symboliques demeurent des objets. Ainsi ils ne persistent pas dans le temps. Cependant, il existe également des marques d’appartenances à même la peau qui perdurent. Ces marquages sont connus sous le nom de marques d’appartenance ou branding en anglais.

Tatouages, piercings, scarifications ou carrément marquage au fer, ces pratiques demeurent plutôt rares car elles demandent un investissement fort de la part des deux partenaires. Cependant, quand un couple D/s passe le cap, il s’agit d’un événement fort qui marque à vie les deux partenaires.

Les marques d’appartenance signalent l’engagement du soumis auprès de son dominant.

Cléomène Muceignet

Derrière ce nom se cache une entrepreneure francilienne mais surtout une femme profondément et amoureusement fétichiste. Cléomène Muceignet explore les rivages des sexualités défendues depuis maintenant une dizaine d'années. Elle écrit également des nouvelles érotiques et pornographiques qu'elle diffuse au format ebook.

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