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Réussir son cunnilingus et offrir un maximum de plaisir

Réussir son cunnilingus et offrir un maximum de plaisir

Guide cunnilingus avec des conseils pour s'améliorer en sexe oral

Dans le langage commun, les termes fleuris pour désigner le cunnilingus (ou cunnilinctus dans sa variante bon latin) ne manquent pas : donner sa langue au chat, descendre au barbu, brouter la motte, gamahucher, faire minette, picorer le bonbon, prendre l’hostie à la chapelle. Autant dire que Madame était servie, à moins que ces effets de manche ne servent qu’à édulcorer une réalité qu’on préférerait cacher. En effet, durant longtemps, pratiquer le sexe buccal sur un vagin était tabou. Aucun homme digne de ce nom ne devait être surpris la tête entre les jambes d’une femme. Quant à deux femmes ensemble, n’y pensons pas ! Heureusement, les temps ont bien changé. Cette pratique sexuelle orale s’est banalisée comme le montre la dernière étude IFOP sur la sexualité des français. Aujourd’hui, le cunni est définitivement entré dans les mœurs. D’ailleurs, si vous êtes ici, c’est que vous êtes sans doute en quête de bons conseils pour vous accomplir dans l’art du léchage. Comment titiller, exciter, choyer et dorloter le sexe féminin pour réussir un cunnilingus ? Dans cet article qui a vocation à devenir un petit guide complet sur la question, retrouvez des astuces glanées ici où là en discutant avec des donneurs et des donneuses émérites.

Le secret du cunnilingus réussi… c’est qu’il n’y en a pas !

Vous êtes fébrile. L’adrénaline pulse dans vos veines. Vous avez chaud, vous suez en haut du front. Vous l’attendez, la révélation de cette technique infaillible qui vous permettra, à coups de langue magique, de faire se pâmer n’importe quel(le) partenaire. Vous imaginez déjà vos conquêtes, l’œil hagard, s’arracher le roi ou la reine du cunnilingus.

Malheureusement, désolé de vous l’apprendre : il n’existe pas de recette miracle pour réussir votre cunnilingus en toutes circonstances. Aussi, vous ne trouverez dans cet article nul hack, nulle table de loi qui fasse foi pour l’ensemble des personnes avec vulve. En effet, comme dans toutes pratiques sexuelles, la personnalisation est la clef. Les bêtes de sexes savent cela : l’écoute est la première qualité des bons amants. Vous devez vous adapter à votre partenaire et sentir ce qu’il désire sur le moment.

Je ne vous apprends rien de nouveau : les désirs et envies varient d’une personne à l’autre mais aussi, parfois, d’une rencontre à l’autre. Certaines personnes apprécient le cunnilingus, d’autres non. Le mieux reste d’en parler et de se renseigner en amont afin d’éviter les mauvaises surprises.

L’avantage, c’est que cela laisse à toute personne avec un brin de ténacité la possibilité de progresser et de venir meilleur amant. Il n’y a pas de gamahucheur né. D’ailleurs, vous connaissez le proverbe : c’est en forgeant qu’on devient forgeron. En revanche, j’ai peut-être, sous le coude, quelques conseils pratiques à vous donner qui vous aideront à gagner du temps et améliorer vos jeux de langue.

Quelques conseils pour améliorer ses performances pendant le sexe oral et offrir davantage de plasir

La communication verbale et non verbale vous orientent vers le bon cunni

Il s’agit du premier conseil que je donnerai à un gamahucheur : puisque chaque personne a ses préférences, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à son partenaire pendant l’acte. Les indications données permettront ensuite d’ajuster la force, le rythme et la localisation des caresses selon la sensibilité de l’autre.

Si votre partenaire n’est pas capable de donner des indications claires (ce n’est pas toujours évident sur une si petite zone), prenez les devants et demandez si ce que vous faites convient. Il peut également être intéressant de demander un retour à votre partenaire après le rapport sexuel. « Qu’as-tu aimé ? » « Comment m’améliorer ? » « Qu’aurais-tu préféré que je fasse autrement ? » sont des questions pertinentes pour mieux réussir son cunnilingus la fois suivante.

Avec du temps et de la pratique, il deviendra ensuite moins utile de verbaliser si ce n’est pas quelque chose que vous appréciez. Le receveur peut également encourager son partenaire lorsque celui-ci touche un point sensible. Les vocalises et mono-expressions ont pour avantage de plutôt bien s’insérer dans l’ambiance du moment et d’être explicites.

La communication n’est pas que verbale : l’essentiel se passe de mot. Les réactions physiques de votre partenaire peuvent vous aiguiller. Les frémissements de la peau, les mouvements de bassin, les soupirs ou, au contraire, l’absence de réaction, sont autant de balises sur lesquelles vous appuyer sur le chemin parfois tortueux de l’orgasme. Petit tip perso : une femme qui gigote peut trouver la caresse trop forte, désagréable, ou chercher à positionner votre langue sur un meilleur spot, donc suivez le mouvement !

La psychologie du bon cunnilingus : le vivre comme un moment de plaisirs mutuels

L’état d’esprit des partenaires au moment de l’acte conditionne sa réussite. Cette phrase un peu pompeuse sert surtout à rappeler qu’un cunnilingus fait sous la contrainte, du bout des lèvres, sera sans doute aussi embêtant à faire qu’à recevoir. En effet, personne n’aime sentir que son partenaire s’oblige à faire plaisir. Plus qu’un préliminaire obligatoire en mode donnant-donnant, le cunni doit alors se penser comme un acte sexuel à part entière : chacun doit y trouver son plaisir. Rien de tel pour réussir son cunnilingus.

Beaucoup de personnes, notamment des femmes hétérosexuelles, croient encore que les hommes n’aiment pas le cunnilingus. C’est faux. De mon côté, je crois n’avoir rencontré que des hommes qui adoraient cette pratique parce qu’ils appréciaient faire plaisir et trouvaient le côté animal de la chose excitante. Pour certains, le goût et les odeurs participaient à leur plaisir. On flirte ici avec les frontières du fétichisme. Tous les goûts sont dans la nature.

Cela n’engage que moi : un partenaire qui vous dévore la chatte avec avidité, c’est diablement sexy. La moitié du travail est déjà fait.

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Penser sa langue comme un outil au formidable potentiel : l’alliée du cunnilingus réussi

Quand on y réfléchit, aucune langue n’est strictement identique à sa voisine : certaines sont plus pointues, plus charnues, plus nerveuses, plus larges, plus musculeuses, plus texturées. Aussi, selon la forme et la force de votre langue, cette dernière peut être utilisée de bien des façons, de quoi casser la monotonie d’un je-lèche-de-bas-en-haut-comme-un-chien. De manière générale, le plat de la langue offre de la force et le bout de la langue de la précision. Vous pouvez ainsi, pour varier :

  • Effleurer le clitoris ;
  • Serpenter entre les lèvres ;
  • Faire des bisous ici ou là ;
  • Appuyer sur le clitoris ;
  • Aspirer doucement la vulve ;
  • Lécher verticalement, horizontalement ou en rond ;
  • Pénétrer du bout de la langue l’entrée du vagin ;
  • Du plat de la langue, forer et écarter les parois à l’entrée du vagin.

Il existe sans doute bien des variantes à tester pour le plus grand plaisir de vos partenaires, l’essentiel étant de se rappeler qu’une langue est un outil, et que, comme tous les outils, elle s’utilise de bien des façons. N’oubliez pas non plus que le vagin reste proche de l’anus, un autre orifice sensible à la caresse buccale.

Variez les plaisirs au cours de l’acte pour réussir votre cunnilingus

Hé oui ! Après ce petit focus sur la langue, il convient néanmoins de rappeler que la langue n’est pas le seul organe que la nature a mis à votre disposition pour satisfaire une vulve gourmande. En effet, la position lors du cunni favorise le contact entre le visage et la vulve.

Si frotter sa barbe contre le clitoris n’est pas vraiment conseillé, les reliefs du visage, le nez, le menton et les doigts offrent de nombreuses possibilités. Les amateurs de face-sitting savent cela ! Qui n’a pas rêvé de chevaucher un nez ou un menton tandis qu’une langue s’infiltre dans le vagin ou furète près de l’anus ?

Vous pouvez également caresser votre partenaire pendant l’acte : effleurer les cuisses, les hanches ou les fesses en même temps. Là encore, les possibilités sont infinies : de l’effleurement à la caresse en passant par le pincement ou la petite claque, il y a tout un gradient de chauds-froids à explorer.

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Mettre toutes ses chances pour franchir la ligne d’arrivée haut-la-main

Certains s’engagent la fleur au fusil sans songer un instant que la guerre durera quatre ans. Ils foncent tête baissée sur le clito et le martèlent de coups de langue appuyés. Résultat : la guerre de position s’éternise, ils ont mal à la mâchoire et, au moment de devoir augmenter la cadence pour l’assaut final, ils agonisent, épuisés par leur effort. Quelle déception et quel inconfort de se retrouver face à une langue mollassonne !

Le clitoris est généralement très sensible (il possède plus de terminaisons nerveuses que le gland, mais sur une surface beaucoup plus petite !). Aussi, je vous recommande de vous montrer plus doux au début quand vous l’effleurez et surtout de ménager vos forces. Un bon cunni tient plus du marathon que du sprint.

Trouvez une position confortable, économisez votre mâchoire, changez parfois de mouvement de langue, si cela vous permet de garder votre énergie. L’orgasme de votre partenaire n’en sera que meilleur.

En revanche, sur la dernière ligne droite, par pitié, pas de changements de rythmes ou d’excentricités ! L’attaque frontale assure la victoire et le grand guerrier rentre chez lui avec sa médaille. Pour réussir son cunnilingus, il vaut mieux soigner son final.

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